La France est de retour, des groupes de travail sectoriels mixtes sont constitués

Tunisiens et Français sont aujourd’hui relativement optimistes quant à leur situation actuelle. Ils ont trouvé enfin des vents favorables pour de nouveaux partenariats. Le 27 novembre, Jean François Roubeaud, président de la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME), accompagné d’une délégation d’une trentaine d’hommes d’affaires relevant principalement des secteurs de la santé et du BTP, a été l’invité de la Chambre tuniso-française du commerce et de l’Industrie (CTFCI).

 L’idée, longuement défendue, est de voir comment les deux parties peuvent mettre en relation les chefs d’entreprises tunisiens et français sur des projets concrets. « Cette visite témoigne de l’intérêt que portent les PME françaises au développement du partenariat avec leurs homologues tunisiens », a déclaré Foued Lakhoua, président de la CTFCI. Le président de la CGPME signe, en marge de sa participation à la CAT 2012, un accord de partenariat avec la Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (Conect).

«  Fini le temps où on venait chercher un beau pays où la main d’œuvre est moins chère. On est là pour coopérer ensemble et mener ensemble un grand travail », a fait savoir M. Roubeaud qui s’est félicité de la qualité des relations tuniso-françaises.

La Tunisie est encore un pays d’accueil des plus favorables pour les Français qui veulent élargir leurs parts de marché et assurer ainsi plus de débouchés pour leurs produits.

Malgré les difficultés économiques en Tunisie et en France, la France a conservé, durant les dix premiers mois de 2012, sa position de premier partenaire commercial de la Tunisie, tant pour ce qui concerne les échanges que les investissements. La France est aussi le premier bailleur bilatéral en Tunisie avec des montants engagés par l’AFD en progression. La France reste un acteur essentiel de la coopération technique.

Pour preuve, de janvier à octobre 2012, la France a été le premier investisseur étranger en Tunisie avec 103 projets réalisés, dont 64 projets d’extensions, pour des montants de l’ordre de 90 millions d’euros.

 Les échanges commerciaux entre les deux pays ont totalisé, pour la même période, un montant de cinq milliards d’euros. Toutefois, « le départ d’entreprises françaises pour d’autres destinations a causé, depuis la révolution la perte en Tunisie d’environ  8000 postes d’emploi », a estimé un haut responsable à la Chambre tuniso-française de commerce et d’industrie.

 L’autre bonne nouvelle pour le partenariat tuniso-français est  l’organisation, le 29 novembre, par le MEDEF International, l’UTICA et CCI International d’une rencontre de chefs d’entreprises.

L’initiative a été lancée après la rencontre organisée à Paris au MEDEF avec le chef du gouvernement tunisien en juin 2012, pour renforcer la coopération et les investissements en Tunisie et ouvrir de nouvelles perspectives pour l’avenir.

Dans la perspective de cet évènement, des groupes de travail sectoriels mixtes ont été constitués pour couvrir six secteurs d’activités importants. Ces groupes de travail se sont réunis plusieurs fois pour faire le bilan du secteur, évaluer sa compétitivité, analyser la concurrence internationale en Tunisie et dans le monde et faire des propositions au gouvernement tunisien sur des axes d’amélioration, afin de permettre au secteur privé de se développer dans les meilleures conditions possible.

La délégation de chefs d’entreprise français réunira près d’une centaine de dirigeants de grandes entreprises et de PME actifs dans un large éventail de secteurs.

Pour Éric Hayat, Co-Président du Conseil de chefs d’entreprise France-Tunisie, « cette nouvelle délégation organisée par MEDEF International en Tunisie témoigne de la volonté des entreprises françaises de poursuivre l’approfondissement des échanges et des investissements avec la Tunisie. Elle s’inscrit dans la continuité et le renforcement des relations établies entre nos deux pays ».

Tourisme,  santé, banques et assurances, nouvelles technologies, informatique, agro-industrie, aéronautique, énergie, ingénierie, transport et logistique, urbanisme, BTP, formation et ressources humaines, cabinets de conseil et d’avocats, sont aujourd’hui, deux années après la révolution tunisienne, au cœur des opportunités d’affaires en Tunisie. Bref, aujourd’hui le temps des discours doit vite faire place à celui d’une réelle volonté de coopération et de partenariat.

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