Le ministre de l’Education nationale: « La grève des enseignants n’est nullement justifiée »

La Tunisie a vécu le jeudi 22 novembre au rythme de la grève initiée par les enseignants et largement suivie dans tous les établissements scolaires et dans toutes les régions.

Le ministre de l’Education nationale, M. Abdellatif Abid, est intervenu jeudi pour parler de cette grève, appelant à un « dialogue approfondi » avec les syndicats.

« Nous avons eu une série d’entretiens avec les syndicats dont le dernier  a été organisé le 20 novembre, dans l’après-midi, en présence du ministre des Affaires sociales », a rappelé le ministre.

Il a également ajouté que:  » les parties syndicales ont visiblement tenu à ce que nous accédions à toutes leurs doléances, sans exception. Nous regrettons en tout cas ce mouvement de grève et considérons qu’il n’est nullement justifié. Il y avait en fait six exigences auxquelles nous avons répondu avec beaucoup de sincérité. A l’exemple de la généralisation d’une augmentation de 25% de la bourse universitaire revenant aux enfants des enseignants. Le syndicat a demandé également de réviser la composition des conseils pédagogiques. Nous avons répondu positivement et à 100% à ces demandes. En revanche, pour ce qui est de la demande du doublement de la prime scolaire, nous avons refusé ce principe d’une augmentation de 100% et avons proposé une augmentation que je considère respectable. »

Il n’en reste pas moins qu’une exigence a été présentée pour la première fois lors de la réunion de mardi dernier: celle de la titularisation des professeurs suppléants. « Nous avons répondu que le sujet méritait une réflexion plus approfondie puisqu’il touche directement aux équilibres budgétaires, aux associations des sans emplois et à plusieurs autres intervenants. En tout cas, dans chaque négociation, chaque partie ne peut pas accepter toutes les demandes. C’est la règle du jeu », a conclu M. Abdellatif Abid.

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