Gaza : Le dessous des cartes

Branle-bas de combat au Proche-Orient. Les émissaires du monde entier s’activent pour négocier une trêve afin de mettre un terme au dernier affrontement sanglant à Gaza entre le Hamas, désormais doté de missiles artisanaux susceptibles de menacer la sécurité d’Israël et Tsahal, l’armée toute puissante de l’Etat hébreu.

Calculs politiques ?

Dans cet affrontement à armes inégales, le Hamas ne renoncera sûrement pas à l’option armée, qui lui a valu davantage de succès que l’option diplomatique du Fatah de Mahmoud Abbas.

Israël, de son côté, ne lèvera pas l’impitoyable blocus qui transforme l’étroite bande de Gaza; dès lors, les civils palestiniens blâmeront toujours plus l’Etat juif que les islamistes, quelles que soient les représailles à leurs tirs de roquettes et de missiles.

Rappelons les faits: après s’en être retirés en 2005, après trente ans d’occupation, les Israéliens ont fermé à double tour les portes de cette prison à ciel ouvert. Chassée par le coup de force islamiste de 2007, l’Autorité palestinienne s’est concentrée sur la Cisjordanie, sans parvenir à en faire un modèle. Mais,avait-elle le choix ?

Aveuglement

De leur côté, les pays occidentaux boycottent le Hamas, malgré son poids dans l’opinion palestinienne. Eux aussi ont détourné les yeux de Gaza, alors qu’une bonne partie du soutien financier qu’ils versent à l’Autorité palestinienne sert pourtant à payer les salaires des fonctionnaires qui travaillent sous les ordres des islamistes.

 Blocage

Israël a toutfait pour dresser les Palestiniens les uns contre les autres. Résultat : il n’a fait que renforcer le  Hamas

Dans cette perspective, l’offensive contre le Hamas pourrait d’ailleurs précéder une « punition » par Israël de l’Autorité palestinienne, jugée coupable de chercher  aux Nations Unies, le 29 novembre, le succès symbolique d’une reconnaissance internationale.

Le premier ministre israélien, quant à lui, campe sur trois refus : celui du partage de Jérusalem, celui du retour aux frontières de 1967 et celui d’une solution acceptable pour la question des réfugiés de 1948.

Bruits de bottes au Moyen-Orient ? Le monde retient son souffle….

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