Environ 2600 hommes d’affaires tunisiens auraient quitté le pays !

Alors que la Tunisie essaye d’attirer davantage d’IDE, plusieurs journaux maghrébins ont relayé l’information selon laquelle 2600 investisseurs tunisiens auraient quitté le pays et continueraient de bouder le site tunisien. C’est peut être la face cachée de la Révolution. Si cette information invérifiable s’avérait exacte, la perte serait énorme. Et le mouvement de revendications sociales n’en est pas la principale cause.

Malheureusement, cela signifierait, dans une situation nationale et internationale incertaine, la perte de milliers de postes d’emploi, la fuite de capitaux, le manque de liquidités sur le marché et une incapacité pour le pays de s’autofinancer.

Environ 2600 hommes d’affaires tunisiens, dont on ne connait pas encore le profil, auraient, depuis la Révolution du 14 janvier 2011 à ce jour, quitté le pays et  renoncé à leurs projets en Tunisie, rapportent nos confrères du journal arabophone « Assarih », dans sa livraison du 20 novembre. Ces hommes d’affaires semblent avoir trouvé refuge dans d’autres pays (arabes, maghrébins et européens).

Le tourisme, l’industrie et les services sont les secteurs les plus touchés. Il est vrai que la dégradation du climat d’affaires, le manque de sécurité, l’interdiction de voyage et le retard dans la levée d’embargo frappant certains hommes d’affaires, ainsi que le manque d’une visibilité politique, pourraient être des motifs qui seraient à l’origine de cette valse de capitaux.

Accusés dans des affaires de malversations ou de corruption, plusieurs hommes d’affaires tunisiens craignent  aujourd’hui de stocker de l’argent dans les banques de la place. Pour preuve, environ 750 millions de dinars ont été retirés des banques durant les deux premiers mois de la Révolution (janvier – février 2011). Le pire étant qu’une grande partie de ce montant a été retiré par des investisseurs.

Cependant, les interprétations divergent. En effet, le flux pourrait être orienté à des fins d’internationalisation d’entreprises. Cela marquerait le signe d’une mutation dans la mentalité de nos hommes d’affaires, l’internationalisation étant aussi créatrice de richesse dans le pays émetteur.

En résumé, le monde des affaires tunisien est actuellement en souffrance. Si ce mouvement – une sorte de migration de capitaux et d’entreprises – se confirme, il ne fera que renfoncer et alimenter la dégradation du site tunisien.

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