Barack Obama, 44e président des États-Unis réélu haut la main : « Le meilleur est encore à venir »

Après une longue et interminable nuit électorale qui a tenu en haleine le monde entier, Barack Obama a été réélu à 51 ans, ce mardi 6 novembre 2012, président des États-Unis, en dépassant le seuil fatidique des 270 Grands Électeurs nécessaires. À l’heure où nous publions l’article et selon des chiffres provisoires, mais éloquents, il a déjà réuni 303 Grands Électeurs,  contre 206 pour son rival républicain Mitt Romney, qui a assez vite reconnu sa défaite et félicité Obama pour sa victoire dans un court discours de quelques minutes, tenu aujourd’hui, aux environs de 7 heures du matin, devant ses soutiens à Boston dans le Massachusetts. Rappelons que le nombre total des Grands Électeurs est de 538.

Après Franklin Roosvelt et Bill Clinton, Barack-Obama rejoint le clan des démocrates privilégiés qui ont été réélus à la Maison Blanche. Mais il faudra tenir compte aussi du fait qu’il devra faire face à un Congrès majoritairement composé de républicains, ce qui présage qu’Obama n’est pas sorti de l’auberge et que de nouveaux blocages à Washington sont à prévoir.

Au cours des dernières vingt-quatre heures qui ont précédé les premières estimations de résultats, plusieurs faits anodins se sont déroulés, mais qui mettent en exergue, certaines appréhensions et la tension qui régnait dans les deux camps. Nous avons relevé entre autres que Barack Obama est allé, en l’absence de caméras, jouer au basketball avant d’aller voter, alors que ses proches collaborateurs ont mis, par fétichisme, les mêmes vêtements qu’ils portaient aux élections de 2008 !

 Un premier discours enflammé, très rassembleur et teinté d’optimisme 

En intervenant à son tour, quarante-cinq minutes plus tard, devant ses partisans dans son fief de Chicago, Barack Obama, nouveau président des États-Unis s’est exprimé, durant environ environs 25 minutes, dans un premier discours enflammé, très rassembleur et teinté d’optimisme, car selon lui, le meilleur est encore à venir.

Travailler avec Romney et mettre les prestigieuses institutions américaines à la portée de tous

Après avoir félicité son adversaire, Obama a d’ailleurs dit vouloir travailler avec Mitt Romney pour faire avancer le pays. Notamment sur la réforme fiscale cruciale qui attend le pays.

Et dans une volonté conciliatrice, réconciliatrice même après une campagne très dure, Obama a souligné que « les différences que nous avons sont la marque de fabrique de notre nation, quand d’autres se battent pour la liberté. »

 « Je sais que nous pouvons tenir la promesse de nos pères fondateurs, qui que vous êtes, noir ou blanc, jaune ou hispanique, homosexuel ou hétérosexuel, je sais que nous pouvons saisir cet espoir tous ensemble. Nous sommes plus que des États bleus et des États rouges, nous sommes les États-Unis, la plus grande nation du monde. »

Obama prend ainsi la mesure d’un pays coupé en deux avant d’affirmer que malgré les différences, les Américains ont des convictions communes. « Nous croyons dans une Amérique généreuse, dans une Amérique où les enfants d’immigrés peuvent étudier, où les enfants dans les rues de Chicago peuvent croire en un avenir meilleur, où les habitants de Caroline du Nord doivent pouvoir devenir ingénieurs et même Président ».

Le rêve américain remis au goût du jour

Enfin, après avoir remercié la foule, Obama s’est félicité de la vitalité des institutions de l’Union, 200 ans après sa création. Obama s’est en effet voulu très optimiste, estimant que « le plus dur était derrière nous et que le meilleur est encore à venir maintenant que la famille américaine s’est rassemblée comme un peuple et une famille … Ensemble, nous sommes la famille américaine, nous nous relèverons ou nous tomberons tous ensemble comme une famille ».

« …Malgré toutes les frustrations, je n’ai jamais été aussi serein, je n’ai jamais eu autant d’espoir. Ce n’est pas un optimisme aveugle. Le meilleur est à venir. Je ne parle pas d’un idéalisme qui laisserait de côté les batailles à mener. Le plus dur est derrière nous. Aujourd’hui, je retourne à la Maison-Blanche plus déterminé que jamais. »

Ayant fort à faire,  le Président Obama devra s’atteler à la tâche tout de suite parce qu’en réalité il n’a devant lui que les deux premières années de son mandat pour mettre tout en œuvre, les deux années suivantes seront plutôt orientées vers les prochaines élections.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here