Des affrontements d’une violence inouïe, menés par des salafistes jihadistes (présumés)

Douar Hicher, un quartier populaire situé dans la proche banlieue de Tunis a été le théâtre de violences menées par des dizaines de salafistes, certains étaient armés de couteaux tandis que d’autres avaient des pierres et des bouteilles incendiaires. Le dispositif de sécurité appelé à la rescousse n’a été opérationnel, dans un premier temps, que pour protéger les deux postes de police et n’a pas (selon les ordres) cherché à affronter ces fanatiques insurgés qui avaient établi leur quartier général dans la mosquée Ennour.

En effet, ils s’étaient rassemblés depuis la mi-journée du mardi 30 octobre 2012,  aux abords de la mosquée Ennour, afin de protester contre l’interpellation de plusieurs salafistes dont l’un soupçonné d’avoir blessé samedi soir un agent des forces de l’ordre. Ces manifestants sont passés aux affrontements dans la soirée, faisant deux morts dans les rangs des salafistes présumés – présumés, parce que certains les auraient entendus proférer des injures inhabituelles tout en faisant des appels au Jihad – et deux blessés parmi les policiers, selon le bilan officiel. Les forces de l’ordre n’avaient semble-t-il, dans les moments les plus chauds, que répliqué par des tirs de sommation et des bombes lacrymogènes.

Accusé de laxisme, le porte-parole du ministère de l’Intérieur a pour sa part assuré que les forces de sécurité utiliseront tous les moyens autorisés par la loi en cas de poursuites des violences, sous-entendu que des balles réelles pourraient être utilisées en cas d’affrontements.

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