Sami Trabelsi déclare: « Msakni a tort » !!!

Recruté en début d’été par les Qataris de Lakhwya pour un montant-record de 23 millions de dinars, Youssef Msakni va tout faire pour remporter la Ligue des champions avec l’Espérance sportive de Tunis. Son dernier challenge, avant de partir en janvier prochain sous les ordres du Belge Eric Gerets, ancien coach du Maroc et d’Al Hilal saoudien, qui vient de succéder à l’Algérien Belmadi.

L’affaire Gillette, la société américaine de produits d’hygiène, a été sans doute grossie et à certains égards viciée. Si le président de la FTF, Wadii Jarii considère que l’incident est clos et que « Sami Trabelsi peut rappeler Msakni à tout moment s’il le juge nécessaire, après que le joueur eut été puni parce qu’il a gaffé », le sélectionneur national Sami Trabelsi a apporté une lumière crue où il précise les responsabilités du demi offensif de l’équipe de Tunisie: « La décision de l’exclure du stage d’avant Tunisie-Sierra Leone à Monastir a été prise conjointement par le président de la FTF et par moi-même. Et nous l’avions fait, croyez-moi à contre-coeur. Non, il n’ y a eu aucune menace ou une pression quelconque de la part du président de la Fédération pour m’imposer cette sanction. Le niveau de M. Jarii empêche du reste ce genre d’attitudes. De plus, nous avons en sélection, au-delà du projet sportif et technique, un projet éthique. De ce fait, quand un membre du groupe porte atteinte à l’intérêt de ce même groupe et le met en danger, il faut réagir. Donc, c’était devenu une affaire d’intérêt général. Je suis certain que Youssef Msakni avait tort. Car le contrat conclu avec Gillette stipule la possibilité pour le sponsor de bénéficier du passage de chaque joueur international durant deux minutes. D’ailleurs, Msakni a tourné des séquences avant le stage. Sept ou huit parmi ses coéquipiers de l’équipe nationale l’avaient fait également. Six ou sept ont été pris collectivement et individuellement par le sponsor. Le contrat impose donc aux joueurs de poser individuellement. Et c’est là où Msakni a commis une faute ».

Cette précision de Sami Trabelsi étant faite, il faut rappeler que Gillette a conclu le 6 octobre dernier un contrat avec la FTF, portant sur un an contre le montant de 300 mille dinars. Au même titre que la Roumanie ou le Brésil, qui ont également conclu un accord avec la même marque de produits cosmétiques pour hommes qui doit sa célébrité pour ses rasoirs, cet engagement publicitaire pourrait être reconduit pour une autre année si sa rentabilité est prouvée. Dès la signature du contrat, une tranche de 100 mille dinars avait déjà été versée en faveur de la Fédération.

 

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