Grève de la presse: service minimum

Aujourd’hui, 17 octobre 2012, le syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), l’esprit frondeur, observe une grève générale visant à protéger le secteur de toute manœuvre de marginalisation ou de contrôle.

Solidarité internationale

Aux dires d’Aymen Rezgui, membre du bureau exécutif du SNJT, cette grève est une première dans l’histoire de la Tunisie et est soutenue par les médias internationaux qui, en signe de solidarité, ont annoncé un mouvement de grève de quelques heures, touchant  prés de 320 médias arabes. La  FIJ (Fédération internationale des journalistes) a également envoyé un message de soutien.

L’ambassadeur de France à Tunis François Gouyette, qui avait rendu visite au SNJT le 16 octobre 2012, avait exprimé un soutien de principe à la liberté de la presse.

Cohésion nationale

Au niveau national, le bureau exécutif du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a appelé les journalistes à observer une grève générale dans les organes de presse, suite au refus maintenu du gouvernement de répondre aux revendications des journalistes et de la profession des médias en général, principalement celles relevant de la liberté d’expression, de presse et d’innovation, en plus des droits matériels et moraux des journalistes.

L’Union des travailleurs tunisiens (UTT), tout en appelant les professionnels du secteur à se réunir autour de leur syndicat, a également exprimé son soutien à cette grève générale.

Le SNJT revendique la mention de la liberté d’expression, de presse et d’innovation dans la Constitution. Il réclame également la mise en œuvre des décrets 115 et 116, en raison de leur caractère contraignant et leur publication au Journal officiel, en plus de l’accélération de la création de l’instance nationale indépendante de l’audiovisuel et le rejet de tout projet visant l’emprisonnement des journalistes et limitant la liberté de la presse et d’expression.

Tant d’autres revendications

Il s’agit de demander aussi l’abandon des nominations imposées à la tête des entreprises publiques de presse et celles placées sous administration judiciaire et la séparation effective entre l’administration et la rédaction, par le biais de la mise en place de comités de rédaction par consensus ou par vote.

A l’ordre du jour, également, la conclusion d’une convention collective unique pour tous les journalistes tunisiens et la répartition équitable de la publicité publique.

Enfin, les revendications portent sur la régularisation des situations vulnérables et en suspens dans les différents organismes de presse et la réintégration des journalistes licenciés ou  mutés, en dehors des mécanismes légaux, au sein de l Etablissement de la Radio tunisienne.

 

 

 

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