La TRANSTU est-elle au service du citoyen ou de ses agents?

A 17h, le mercredi 10 octobre 2012, le travail des agents de la TRANSTU a repris comme à l’accoutumé pour, normalement, assurer le transport des voyageurs dans la région du grand Tunis. L’UGTT a même annoncé dans un communiqué la fin de la grève « impromptue »  des agents de la société du transport collectif, suite à la libération d’un de leurs collègues, un conducteur de bus impliqué dans un accident de la circulation (lire notre article).

Les deux versions, celle du chauffeur de bus et celle de la conductrice, s’opposent formellement. Ainsi, elle a déclaré que « le chauffeur lui aurait brisé son rétroviseur sans s’arrêter. Puis à l’arrêt dans la station de bus, il l’aurait agressé verbalement, elle et son accompagnateur, puis physiquement. Il aurait même utilisé son véhicule pour  foncer sur sa voiture. Ensuite, il serait parti. Elle s’est alors dirigée dans un  premier temps au dépôt de bus de la Charguia, puis au poste de police, munie d’un certificat médical de 15 jours de repos, pour déposer plainte ». Quelle version croire?

D’autant plus qu’on ne sait toujours pas si cet arrêt de la grève est à interpréter comme une preuve tangible de l’arrestation abusive à l’encontre du chauffeur de bus qui clame toujours son innocence.

Si tel n’est pas le cas, la reprise aurait-elle pour cause la pression et le poids grandissants de l’UGTT  depuis la révolution?

L’UGTT a même déclaré, dans ce communiqué, que les négociations entre les syndicats du secteur du transport et le gouvernement, se poursuivent à propos des revendications, notamment celles relatives à la protection des travailleurs.

A l’occasion de cet incident, revient sur le devant de la scène le vide juridique entourant la notion d’obligation minimale de service public des entreprises étatiques.

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