La main d’oeuvre tunisienne fausse compagnie

Un autre paradoxe sans précédent figure en ligne de mire dans l’économie de la Tunisie du 14  janvier 2011.

« La main d’œuvre se fait de plus en plus rare et chère, malgré la disponibilité des offres d’emplois, ce qui provoque la paralysie de plusieurs secteurs ».

Ceci est le verdict d’une étude réalisée, par le Centre tunisien de veille et d’intelligence économique (Ctvie), relevant de l’Institut arabe des Chefs d’entreprise (Iace) et publiée le samedi 29 septembre 2012.

Cette étude sur « l’évaluation des besoins en main d’œuvre non satisfaits » a démasqué une situation, aussi paradoxale que préoccupante.

Puisque, d’une part le pays compte 619,7 mille chômeurs, soit 17,6% de la population active, durant le premier semestre de l’année 2012, les salaires ont évolué et même avec le retour massif des travailleurs tunisiens de Libye.

Et d’autre part, les entrepreneurs, les industriels les agriculteurs, les promoteurs et les hôteliers peinent à employer des ouvriers moins chers et disponibles, au risque de paralyser et fragiliser ces secteurs.

Autant dire que la pénurie grandissante de la main d’œuvre est multisectorielle, touchant à des secteurs stratégiques, principalement l’agriculture, l’industrie, le bâtiment, les travaux publics ainsi que le tourisme. Quoique les besoins de ces secteurs soient transitoires et saisonniers, il n’empêche que leur contribution a son poids dans l’économie.

Quelle est la nature de ce manque de main d’œuvre? Serait-il semblable à la crise des années 60 qu’a connue l’Europe? Pour les besoins en main d’œuvre, la Tunisie serait-elle obligée de faire appel à des étrangers tels que les africains? Ces problématiques seront au cœur des débats, à l’occasion d’une table ronde qui sera organisée par l’ IACE, ce vendredi 5 octobre 2012.

Cette table ronde sur « l’importation de main d’œuvre, est-ce la solution? »visera à  examiner de prés  les résultats de cette étude.

La manifestation sera également une rencontre entre professionnels de ces secteurs touchés par le manque de personnel, afin de déchiffrer la nature de ce phénomène (structurel ou conjoncturel).

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