L’UE à la rescousse du Maghreb arabe

«En s’appuyant sur sa propre expérience d’intégration, l’UE soutient le renouveau de l’élan observé depuis un an vers une meilleure intégration entre les pays maghrébins, ainsi que l’instauration d’une coopération plus étroite entre le Maghreb et l’UE». Tels sont les propos de Laura Baeza, ambassadeur de la Délégation de la Commission Européenne à l’ouverture du colloque organisé par l’Association des études internationales, en collaboration avec la Fondation Friedrich Ebert, tenu les 27 et 28 septembre 2012 et portant sur «Le nouveau Maghreb et l’Union européenne ».

L’ambassadeur de l’Union européenne a annoncé que l’UE propose de soutenir et venir en aide aux pays du Maghreb à plusieurs niveaux, notamment la démocratie, l’économie, la migration, l’énergie, l’environnement et la protection civile.

Pour ce qui est du renforcement de la démocratie, selon Laura Baeza, l’UE a l’intention d’offrir un soutien « aux acteurs qui luttent pour des changements démocratiques dans leur pays, à la coopération et aux échanges entre les parlements des pays du Maghreb et ceux des États membres de l’UE et du Parlement européen. Outre l’appui à « la modernisation des systèmes de justice et le renforcement des médias et de la culture en tant que vecteurs de démocratisation ».

L’UE promet également de contribuer au développement économique de la région du Maghreb arabe, qui regorge de ressources naturelles et humaines en plus d’un positionnement stratégique, l’habilitant à jouer un rôle de premier plan dans la réalisation des équilibres régionaux et mondiaux.

A cet effet, l’ambassadeur Laura Baeza, a souligné l’importance qu’accorde L’UE  au développement du secteur privé. Et a ajouté que l’UE compte établir « un dialogue technique pour discuter de toutes les étapes successives vers l’intégration des marchés ».

L’immigration a été aussi en point de mire en raison de l’appel européen à une amélioration de la mobilité offerte aux citoyens maghrébins dans un environnement bien géré et sécurisé et le développement de capacités dans la gestion des frontières et de la surveillance.

Quant à l’énergie et l’environnement, l’ambassadeur de l’UE a principalement proposé la mise à disposition de fonds supplémentaires pour couvrir les besoins d’investissement de la région et pour des projets d’infrastructure liés à l’environnement, outre la coopération pour l’achèvement de la boucle d’électricité Ouest-méditerranéenne le long de deux couloirs (Algérie-Maroc-Espagne-France-Algérie/Libye-Tunisie-Italie).

En somme, aux dires de Madame l’ambassadeur, « pour la réalisation des réformes démocratiques, économiques et sociales nécessaires pour l’atteinte des objectifs ambitieux c’est à la Tunisie et au Maghreb entier de tirer le meilleur profit des opportunités offertes par l’UE ».

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