CAPEX contre dividendes (mise à jour)

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Pour analyser l’arbitrage entre dividendes et investissements dans un contexte arabe encore fragile où les incertitudes continuent de dominer, nous avons revu -encore une fois- les données consolidées de 50 valeurs non-financières couvertes par AlphaMena et ce entre 2010, dernière année avant le printemps arabe et 2012, le premier exercice post-révolutions. Les FCF (flux de trésorerie avant dividendes) passeraient de 3,296 Mds€ à 3,661 Mds€, soit une augmentation de seulement 0,365 Mds€. Les dividendes devraient pour leur part baisser de 3,779 Mds€ à 3,332 Mds€, et donc continuer à préserver cette richesse supplémentaire. Ainsi, en respectant les paramètres en matière d’affectation des cash-flows, il reste donc 0,329 Mds€ pour, soit distribuer plus (rachat d’actions ?), soit accélérer les investissements internes comme externes et préparer donc les rémunérations de demain.

Avant d’essayer d’apporter quelques réponses à cette question, il est intéressant de voir que les dividendes distribués sont supérieurs aux FCF auto-générés par les entreprises, et que la politique généreuse de distribution des bénéfices de ces dernières années est désormais insoutenable. D’ailleurs, même en 2013, la distribution des bénéfices continuerait d’être moins généreuse, avec un dividende global prévu à 3,470 Mds€ pour un FCF à 4,485 Mds€.

Nous pouvons observer que le poids des capex en % du cash-flow opérationnel (47,6% en 2012) resterait encore en deçà des niveaux de 2010, soit un chiffre proche des 56% (73,2% en 2009). En utilisant 55% comme objectif (la moyenne des trois dernières années), les investissements pourraient atteindre en 2012 les 3,742 Mds€, au lieu des 2,790 Mds€ attendus, soit un « tirage » de 0,709 Mds€ de plus sur les FCF (environ 8% du cash-flow opérationnel attendu en 2012). Il y a clairement beaucoup de marge de manœuvre pour une meilleure rémunération des actionnaires, que ce soit à CT sous forme de dividendes/rachats d’actions, ou à LT sous forme de croissance plus soutenue. Cependant, nous pensons que les niveaux de distribution de la période pré-révolution, est difficilement soutenable (un rendement de plus de 6,0% en 2009). Avec un PE 2012 de 11,1x pour les valeurs non financières, le risque de déception sur l’emploi de cette richesse semble marginal. (xls sur demande)

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