Touche pas à nos acquis

La nuit douce et étoilée du 13 aout 2012 était peu commune voire même unique, à bien des lieux de la Tunisie (à l’avenue Mohamed V et  à l’avenue Bourguiba sur Tunis et même à Sfax, Sousse, Monastir et Zarzis). Des milliers de manifestants, âges et classes sociales confondus se sont donnés rendez-vous dans la rue. Des femmes, des hommes et même des enfants aux drapeaux haut les mains et des composantes de la société civile avec plus de 35 ONG et des représentants de divers partis politiques se sont mobilisés pour marquer leur présence dans une marche exceptionnelle.

La raison  de cette marche est la fête nationale de la Femme  qui coïncide avec la 56ème célébration de l’anniversaire de la promulgation du Code du statut personnel(CSP).

L’objectif de cette marche n’est pas uniquement de fêter mais surtout de mettre la pression sur l’actuelle équipe au pouvoir et de la dissuader à remettre en question les acquis accomplis en faveur de la femme depuis 1956.

Une occasion  amplement propice pour exprimer sa révolte, à l’heure où « le statut de la femme tunisienne se trouve au cœur d’une grande polémique et compromis par des projets de lois controversées » aux dire de kalthoum kannou présidente de l’Association des Magistrats Tunisiens (Amt). Dans un gouvernement à majorité islamiste la Tunisie est menacée d’être replongée dans une société patriarcale et misogyne.

Face au flou juridique, idéologique et même civique, où tout est remis en question  et où l’esprit dominant dans la composition de la Constituante est véritablement un esprit islamiste conservateur, des tunisiennes sont sorties massivement dans la rue soutenues par des tunisiens qui croient fermement au principe de l’égalité.

« Touche pas à nos acquis «, tel est le message scandé, sous divers slogans, tout le long de cette marche.

Toute une mobilisation en grand nombre et la gent féminine était là, pour affirmer et signifier sans équivoques  la parité et garantir constitutionnellement  ses droits à la santé, à l’enseignement, à l’éducation, à l’emploi, à l’accès aux postes de décision et à la dignité.

 

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