La santé: un secteur bien souffreteux

urgences

Le volume des dettes de la pharmacie centrale auprès des établissements de santé avoisine les 300 millions de dinars. « Le montant  de ces dettes est très important et greffe la moitié du budget de ces établissements », a déclaré le ministre de la Santé, Abdellatif Mekki, jeudi 09 aout 2012, en réponse aux demandes des membres de l’assemblée nationale constituante (Anc).

C’est pourquoi, et à la lumière des besoins de développement urgents survenus après la Révolution, le ministre de la Santé a appelé les députés à œuvrer à l’amendement de la loi relative aux marchés publics qu’il a qualifié « d’entrave à la mise en place de projets avec la vitesse requise». A cet effet, il a précisé que « les dépenses de santé s’élèvent à six mille millions de dinars par an, dont mille cinq cent millions sont pris en charge par le ministère». En somme, le secteur vit une importante crise financière et l’infrastructure a besoin d’une profonde rénovation.

Pour ce qui est des critiques émises à l’encontre du ministère de la Santé, quant à la lenteur enregistrée au niveau des soins des blessés de la Révolution, M.Mekki a annoncé que trois commissions médicales ont été mises en place dans les régions de Ben Arous, Sousse et Sfax. Ces commissions sont composées de professeurs de médecine qui auront la charge d’étudier les dossiers des blessés et de suivre leurs cas.

Concernant  la décision de l’arrêt des formations dans les écoles privées dans le secteur sanitaire, prise par le gouvernement de M. Béji Caid Essebssi, elle est à l’origine de nombreux disfonctionnements recensés dans ce secteur, dont la reprise dépendra de la révision de la loi organisant le secteur et les dépassements des manquements enregistrés.

Au sujet du manque d’engouement des médecins à travailler à l’intérieur du pays, qui a généré, selon le ministre « un véritable fossé régional en matière de médecine spécialisée », il a mis l’accent sur l’importance de mettre en place des mesures incitatives pour le travail dans les régions intérieures, tout en appelant à réviser le régime salarial compte tenu des disparités entre les salaires des secteurs public et privé.

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