Halte aux atteintes aux acquis de la femme tunisienne!

La situation de la femme est assez préoccupante pour de nombreux citoyens. En cause, un projet d’article de la Constitution stipulant que « l’Etat assure la protection des  droits de la femme, de ses acquis, sous le principe de la complémentarité avec  l’homme au sein de la famille ».

Ainsi, selon ce projet d’article, la femme est définie par rapport à l’homme et non comme un individu à part entière. Elle est ainsi considérée comme sa « partenaire » et son « complément ». Le statut de la femme célibataire, divorcée ou veuve n’est donc pas reconnu par ce projet de loi et par conséquent l’Etat occulte cette catégorie de la population.

Mercredi 08 et jeudi 09 août 2012, plus de trois cents tunisiennes et tunisiens, des représentants de partis d’opposition, dont le Parti des travailleurs tunisiens et Nida Tounes de l’ex-premier ministre Beji Caïd Essebsi, le parti du travail patriotique démocratique, le parti républicain, etc, mais aussi d’autres composantes de la société  civile ainsi que des féministes scandaient « Non au retour de la répression », « Nous réclamons une justice indépendante », « Pas de révolution sans les femmes », tout en affichant des banderoles déployées.

Ils ont manifesté devant le siège de l’Assemblée nationale constituante à Tunis pour lutter contre la régression des acquis de la femme et des atteintes aux libertés publiques orchestrées, selon eux, par le Gouvernement dominé par des islamistes.

Maya Jribi, secrétaire générale du parti républicain, tout en avertissant que les droits de la femme seraient menacés à l’intérieur et à l’extérieur de l’Assemblée constituante, a clamé qu’« il est nécessaire que le principe d’égalité des femmes et des hommes en droits et en devoirs soit formulé de manière précise et sans équivoque dans la Constitution ».

Dans le même sens, bien que le ministre de l’Intérieur ait interdit toute forme de manifestation, Issam Chebbi a tout de même lancé un appel à la femme tunisienne à investir les espaces publics « pour défendre ses  droits face, à l’émergence d’un discours qui prône la régression des acquis de la femme ».

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