Des salafistes qui sèment la zizanie et Khademi renvoie la balle à l’Intérieur

On est en plein mois de Ramadan, mois de pardon, de miséricorde et des bonnes actions et pourtant ce mois sacré risque d’être bien chaud en troubles. En cause, les altercations des salafistes dans quelques mosquées du pays.

Le dernier incident a eu lieu le mardi 07 Aout dernier quand des salafistes ont envahi le soir les mosquées des cités Ennour et Essalah, dans la région de Siliana (centre), ont obligé leurs imams respectifs à quitter les lieux et ont imposé par la force un imam prêcheur de leur courant politique, suscitant ainsi l’indignation des habitants de la région. Déjà, les salafistes, depuis plus d’une année, ont pris le contrôle de plus de 400 mosquées sur les 5000 que comptent la Tunisie. La situation semble précaire.

C’est dans ce contexte, que le ministre des Affaires religieuses, Noureddine Khademi, lors d’un point de presse tenu mercredi 08 août 2012 à la Kasbah, a admis que le courant des salafistes extrémistes multiplie ses agissements violents et a accusé des partisans de l’ancien régime, des ex Rcd ( connus pour leur haine de l’Islam) et quelques repris de justice nouvellement convertis au salafisme, qui seraient  derrière les incidents violents que connaissent plusieurs mosquées du pays, sans donner plus de précisions.

khademi

Tout en dénonçant la dégradation des situations dans plusieurs mosquées, où des salafistes cherchent à imposer leurs rites, moyennant la violence verbale et physique, Khademi a souligné que son ministère est uniquement responsable de sensibiliser, d’orienter et d’encadrer par le dialogue et le conseil et qu’il n’est pas de sa compétence de faire face à ces débordements violents.

Le ministre  des Affaires religieuses renvoie la balle dans le camp du ministère de l’Intérieur en déclarant que «seul le ministère de l’Intérieur est habilité à faire usage de la force pour faire respecter la loi.

Khademi n’a pas manqué de lancer un appel à «préserver la neutralité des mosquées, qui doivent rester des lieux de culte, ouverts à tous les croyants indépendamment de leurs appartenances politique, partisane ou doctrinale». Reste que, cet appel semble avoir reçu peu d’écho auprés des salafistes qui comptent imposer leur loi.

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