«Contrairement à ce qui a été colporté, j’entretiens de bonnes relations avec M. Hamadi Jebali»

Rafik Abdessalem

Lors d’un briefing de presse, Rafik Abdessalem, ministre des Affaires étrangères, a fait le point sur les activités du ministère, ainsi que le dossier de la corruption administrative et financière.

Pendant la période écoulée, M. Abdessalem a effectué plusieurs visites officielles à l’étranger.

Un  premier voyage a eu lieu en Russie, afin d’étudier le dossier syrien et de créer un comité de partenariat entre les deux pays. Suite à cette visite, un accord sur l’annulation des visas pour les titulaires de passeports diplomatiques, privés ou fonctionnels  a été signé entre la Tunisie et la Russie.

Dans le même cadre, Le ministre tunisien et son homologue russe ont discuté du dossier de lien aérien entre les deux pays; sachant que le nombre des touristes russes, pour cette année, est de l’ordre de 37 400, soit +173% par rapport à l’année précédente.

Un deuxième déplacement a été effectué en Algérie pour discuter des affaires sécuritaire, sociale, économique et de développement entre les deux pays. L’amélioration des relations bilatérales a été également évoquée, avec notamment  la signature d’accord sur la création d’un conseil supérieur.

Une troisième visite en France a été effectuée par M. Abdessalem et le président de la République, ayant pour but de développer les relations entre les deux pays; sachant que la France est le premier partenaire commercial de la Tunisie.

Le ministère des Affaires étrangères a également participé au séminaire d’Al-Qods à Doha et à la réunion des amis de la Syrie à Paris et en Turquie.

La dernier voyage a été effectué en Egypte pour discuter des relations entre la Tunisie, la Libye et l’Egypte. Cette visite vise l’intérêt stratégique des trois pays dans les domaines économique, politique et social.

Dans le même sillage, le Japon a accordé un prêt de 200 milliards, remboursable sur 25 ans, avec des facilités d’intérêt, afin de soutenir la Tunisie dans sa période transitoire.

Dossier de la corruption administrative et financière

Sur le plan de la corruption, le ministre des Affaires étrangères a déclaré que deux comités ont été créés pour étudier les rapports généraux du Gouvernement et les dossiers archivés au niveau du ministère. Les résultats de leur travail ont aboutit à classer 14 dossiers de corruption, dont sept dossiers de corruption financière, trois dossiers de corruption administrative et quatre administrative et financière à la fois.

Ainsi, les deux comités ont accusé 17  diplomates et consuls, trois anciens directeurs, quatre fonctionnaires, quatre diplomates et deux ambassadeurs.

Concernant la corruption au niveau des passeports diplomatiques qui ont été cédés au président déchu, sa fille et son fils, les comités ont accusé quatre ambassadeurs, un ancien consul, un ancien ministre et un ancien fonctionnaire.

En outre, le ministère a reconnu les efforts des 16 fonctionnaires mis à la porte et a ordonné la possibilité de reviser leurs dossiers. Ces fonctionnaires seront recrutés de nouveau.

Au niveau de l’administration, des règles professionnelles ont été élaborées pour les appliquer dans les prochains concours diplomatiques.

Les fonctionnaires du ministère, peuvent, quant à eux, récupérer les dépenses des études de leurs enfants à l’étranger.

En ce qui concerne l’activité diplomatique, M. Abdessalem a indiqué que la nouvelle liste concerne 33 ambassadeurs, 12 administratifs, quatre fonctionnaires, deux consuls généraux, cinq consuls, 38 diplomates, deux fonctionnaires financiers et deux agents.

Et pour la première fois, le ministère s’est concerté avec les syndicats de base sur les nominations à l’étranger, et ce, pour  lutter contre la corruption administrative et financière, en garantissant la maitrise des ressources générales.

Le responsable a souligné que le ministère a accordé une augmentation de salaires des fonctionnaires  actifs à l’étranger, de 10 à 70%, et le recrutement de 24 agents qui ont déposés leurs dossiers auprès du ministère, ainsi que l’intégration des agents de sous-traitance.

En réponse à l’une des questions des représentants de la presse, M. Abdessalem a nié des perturbations au niveau de sa relation avec le chef du Gouvernement, en précisant que ce n’est qu’une rumeur. «Contrairement à ce qui a été colporté, j’entretiens de bonnes relations avec M. Hamadi Jebali», a-t-il conclu.

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