Capex contre dividendes (mise à jour)

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Pour analyser l’arbitrage entre dividendes et investissements, nous avons consolidé les données de 48 valeurs non financières couvertes par AlphaMena entre 2010, dernière année avant le printemps arabe et 2012, le premier exercice post-révolutions. Les FCF (flux de trésorerie avant dividendes) devraient passer de 1,104 Mds€ à 2,549 Mds€, soit une augmentation de 1,445 Mds€. Les dividendes devraient pour leur part baisser de 2,611 Mds€ à 2,587 Mds€ et donc continuer à préserver cette richesse supplémentaire. Ainsi, en respectant les paramètres en matière d’affectation des cash-flows, il reste donc 1,469 Mds€ pour, soit distribuer plus (rachat d’actions?), soit accélérer les investissements internes comme externes et préparer donc les rémunérations de demain.

Avant d’essayer d’apporter quelques réponses à cette question, il est intéressant de voir que les dividendes distribués sont supérieurs aux FCF auto-générés par les entreprises et que la politique généreuse de distribution des bénéfices de ces dernières années est désormais insoutenable. D’ailleurs, même en 2013, les dividendes devraient poursuivre leur tendance baissière à 2,522 Mds€ et nous aurons finalement un FCF à 3,460 Mds € qui couvrira en totalité la distribution des bénéfices.

Nous pouvons observer que le poids des capex en % du cash-flow opérationnel (46,7% en 2012) resterait encore en deçà des niveaux de 2010, soit un chiffre proche des 66% (59,8% en 2009). En utilisant 60% comme objectif (la moyenne des trois dernières années), les investissements pourraient atteindre en 2012 les 3,742 Mds€, au lieu des 2,790 Mds€ attendus, soit un « tirage » de 0,952 Mds€ de plus sur les FCF (environ 15% du cash-flow opérationnel attendu en 2012). Il y a clairement beaucoup de marge de manœuvre pour une meilleure rémunération des actionnaires, que ce soit à CT sous forme de dividendes/rachats d’actions, ou à LT sous forme de croissance plus soutenue. Cependant, nous pensons que les niveaux de distribution de la période pré-révolution, sont difficilement soutenables (plus de 6,0% en 2009). Avec un PE 2012 de 12,2x pour les valeurs non financières, le risque de déception sur l’emploi de cette richesse semble marginal. (xls sur demande)

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