La vraie valeur du capital humain

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Prenons comme postulat que les effectifs d’une entreprise représentent une valeur d’actif à part entière et non pas un passif social. Dans ce cas, la valeur de chacun des 376K de salariés travaillant dans les entreprises de l’univers couvert par AlphaMena, rapportée à leur capitalisation boursière totale de 64,570 Mds€, s’établit à 172 K€.

En 2008, cette valorisation était de 240 K€ par salarié pour un effectif total inférieur de 15,3%. D’un point de vue strictement haussier, cette approche induirait un potentiel d’appréciation du marché de 39%, qu’il conviendrait cependant de nuancer au regard de la « dépréciation » rapide de la valeur individuelle des quelques 60K de banquiers et d’assureurs, passée de 412 K€ en 2008 à 359 K€ en 2012… une denrée qui n’est pas prête de se réapprécier de sitôt.

Ceci nous amène vers le sujet des collaborateurs très chèrement « valorisés », déterminé après avoir exclu de notre périmètre d’analyse les secteurs peu consommateurs de main d’œuvre, comme les holdings et les foncières, ou l’amont du secteur pétrolier dont les effectifs réels sont principalement sous-traités. Le résultat de ce classement est un patchwork de constructeurs opérateurs de télécoms, de constructeurs/équipementiers automobiles et de cimentiers.

En Afrique du Nord, la dépréciation est plus forte au Maroc avec une valeur individuelle qui est passée de 714 K€ en 2008 à 444 K€ en 2012. Parmi les entreprises où la valeur individuelle de leurs employés s’est appréciée, nous pouvons citer: Orascom Construction Industries (Achat, Egypte), Ghabbour Auto (Achat, Egypte), Maroc Telecom (Achat, Maroc), et PGH (Vente, Tunisie), etc.

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