45 opportunités d’investissement cherchent financement

IACE

Le 30 juillet, une liste d’environ 45 projets réalisables a été  identifiée, et ce, dans le cadre du  Projet de développement des régions intérieures  mis en place par l’Institut arabe des chefs d’entreprises (IACE) en partenariat avec le MEPI ( Initiative de Partenariat avec le Moyen Orient). L’objectif de ce programme consiste à développer l’esprit entrepreneurial auprès des jeunes issus des régions intérieures et de les aider à déterminer les idées de projets utiles et à valeurs ajoutée. Toutefois, les idées de projets identifiées nécessitent des investissements importants et vont être soumises aux bailleurs de fonds nationaux et internationaux. Ces projets feront l’objet d’études approfondies qui par la suite détermineront les besoins en financement, lors de la deuxième et troisième phase.

Le projet a été mené dans les gouvernorats de Sidi Bouzid, Mednine, Gabès, le Kéf, Séliana, Tataouine, Kairouan, Mahdia, Kasserine et Gafsa. Ce programme, initié par l’IACE consiste à créer des groupes de travail entre des  étudiants venant d’universités américaines d’une part et de jeunes diplômés tunisiens d’autre part. Les étudiants américains ont apporté leur expérience en matière de montage de projets. Chaque groupe de travail  s’est étendu sur une durée de 15 jours pour chacune des régions participantes à ce programme.

 A la fin de l’atelier, des opportunités d’affaires ont été clairement identifiées en tenant compte des particularités et des spécificités des régions. Ce travail a été précédé d’un diagnostic de  chaque région, afin de détecter les points forts et les points faibles ainsi que les opportunités et les défis à relever. L’inadéquation des compétences des diplômés universitaires pour répondre à la demande du secteur privé, l’hésitation de nombreux hommes d’affaires tunisiens à investir dans des projets non agricoles, le manque de capital-risque et les lenteurs bureaucratiques des procédures d’enregistrement des terres sont les principaux handicaps à l’investissement dans ces régions.

 Outre ces difficultés, la circulation illicite des biens de Libye et d’Algérie, l’infrastructure de mauvaise qualité dans de nombreuses zones rurales à l’intérieur du pays, l’insécurité, le manque d’accès au crédit entrepreneur, les droits fonciers peu clairs, le manque de financement / capital-risque, le manque d’expérience nécessaire pour lancer de nouvelles entreprises présentent d’autres obstacles à la création entrepreneuriale dans ces régions.

 L’effort mené par l’IACE et le PTED ne va pas s’arrêter à cette phase, car les idées identifiées doivent mener à des projets réels. La deuxième phase sera entamée fin aout 2012, afin de préparer les études approfondies, dirigées par une équipe d’experts de l’IACE, en partenariat avec les universités de George Town et de l’American University.

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