Focus sur les Capex

La hausse des FCF des valeurs non financières (1,696 Mds€ en 2011, 2,522 Mds€ en 2012) a soulevé des interrogations sur les réels plans d’investissements de ces entreprises. En effet, les investissements ont suivi une tendance baissière sur les quatre dernières années. La séquence des investissements pour les 47 entreprises non financières se lit comme suit : 3,842 Mds€ en 2008 ; 3,419 Mds€ en 2009, 3,419 Mds€ en 2010 et 2,589 Mds€ en 2011. Nous anticipons 2,811 Mds€ en 2012 et 2,718 Mds€ en 2013. Effectivement ce n’est pas aussi élevé qu’en 2008, cependant nous attendons un retour des investissements pour les deux prochaines années. La vérité est que 0,955 Mds€ des 1,696 Mds€ sont réalisés par les opérateurs Télécoms (56%). Et donc il est plus judicieux de voir l’évolution des capex en excluant les télécoms. Le pic des investissements engagés par ce sous-groupe a été en 2010 (1,747 Mds€) et en 2012 et 2013 nous attendons une baisse du capex à 1,172 Mds€. Pour simplifier le raisonnement, la reprise des investissements revient essentiellement au compartiment Télécom, un secteur défensif et confirmant nos interrogations sur la disponibilité des entreprises opérant dans les secteurs cycliques. Donc, les dirigeants des entreprises sont encore méfiants et ne semblent pas encore prêts à jouer une reprise dans l’immédiat. Les sceptiques marquent ainsi un point en ce qui concerne les dépenses d’investissement relatives. En proportion des amortissements, le ratio annuel « capex/amortissements » semble avoir baissé d’un niveau d’avant le printemps arabe de 154% à environ 118%. En d’autres termes, les entreprises non financières pourraient être plus audacieuses. En théorie du moins, ce qui n’est pas consacré à la croissance interne étant théoriquement disponible pour la croissance externe. La capacité des entreprises non financières en termes de FCF et le potentiel supplémentaire d’endettement est tout simplement énorme à environ 6,519 Mds€, soit environ 16% de leur capitalisation boursière combinée. Les acquisitions sont sans doute qualitativement moins convaincantes que la croissance interne, mais elles soutiennent davantage les cours. Xls sur demande.

 

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