“La loi est au-dessus de tous et s’appliquera contre toute tentative d’affaiblir l’Etat”

“La loi est au-dessus de tous et s'appliquera contre toute tentative d'affaiblir l'Etat”

L’Etat ne sera pas tolérant avec les auteurs de ces « très graves » actes de violence perpétrés lundi soir et mardi 12 juin 2012 dans certains quartiers de la capitale et certaines régions du pays, ont affirmé à l’unisson le porte-parole officiel du Gouvernement Samir Dilou et d’autres responsables gouvernementaux, lors d’une conférence de presse organisée en fin de journée mardi 12 juin 2012 à la Kasbah.

La conférence de presse a eu lieu en présence de cinq départements ministériels, afin d’expliquer les dessous de ces heurts et actes de violence, orchestrés par les salafistes, le lundi soir et pendant la journée du mardi, dans plusieurs quartiers du grand Tunis, de l’Ariana, Jendouba, Sousse, Monastir et Tataouine.

Dilou et les responsables du Gouvernement ont fortement dénoncé les atteintes aux symboles sacrés de l’Islam et les provocations sous couvert de la liberté de création, tout en s’accordant à dire que: « l’Etat, seul habilité à protéger la religion, n’acceptera pas qu’on enfreigne son autorité, les Lois et les principes de la Révolution ».

Ils ont également appelé au respect des symboles sacrés de l’Islam et que la loi est au-dessus de tous et s’appliquera contre toute tentative d’affaiblir l’Etat. “Ces crimes terroristes doivent être sévèrement réprimés pour mettre fin aux agressions”, a encore souligné Dilou, tout en appelant les citoyens à la vigilance et à apporter main forte à la police.

Une enquête sera aussi ouverte pour retrouver les 30 salafistes qui ont attaqué et incendié, lundi soir du 11 juin 2012 le siège du tribunal de première instance de Tunis 2, à Essijoumi. Dilou a estimé “qu’il existe une volonté visant à plonger le pays dans une crise sécuritaire avec des répercussions politiques”, rassurant que l’institution militaire “est solide et protège le pays malgré les doutes et les critiques”. Tout en refusant la théorie du complot, considérée selon Dilou comme « une paresse intellectuelle », le porte-parole du Gouvernement n’a pas nié que certains actes soient loin d’être spontanés.

Quant au rapport entre le pouvoir exécutif et judiciaire, il a ajouté que « le juge dispose d’un pouvoir discrétionnaire et que le Gouvernement ne s’ingère nullement dans les jugements prononcés par les magistrats ». Dans ce sens, le représentant du ministère de la Justice a affirmé que ” des agents des établissements pénitenciers seront mobilisés pour assurer la sécurité des tribunaux”, indiquant que tous les moyens seront mobilisés y compris, si nécessaire, l’usage d’armes à feu, a-t-il mis en garde.

Le bilan des heurts et violences qui se sont poursuivis tard hier soir est de 65 blessés, dont certains grièvement parmi les policiers et 162 arrestations de personnes accusées de participation à ces actes, selon le ministère de l’Intérieur.

De son côté le ministre de l’Intérieur Ali Laarayedh, devant l’Assemblée constituante, a pointé son doigt accusateur vers les extrémistes de gauche et de droite, des groupes de criminels, des délinquants ainsi que des partisans de l’ancien régime d’être les instigateurs des actes de violence perpétrés ces derniers jours dans plusieurs régions du pays.

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