“La Tunisie est sur le bon chemin”

Patrick Merienne, Premier secrétaire de développement auprès de l’Ambassade de Grande-Bretagne

En marge du débat mené par Patrick Merienne, Premier secrétaire de développement auprès de l’Ambassade  de Grande-Bretagne et réunissant des participants de renoms tels que Martin Hetherington, analyste et chercheur en économie et Lin Yan, économiste (Ministère Britannique des Affaires étrangères),  M. Merienne a accordé une interview à L’Economiste Maghrébin, dans laquelle il  a mis l’accent sur la politique économique du Gouvernement tunisien, ainsi que sur les actions d’aide de l’Etat britannique au profit de la Tunisie postrévolutionnaire.

L’Economiste Maghrébin: En tant qu’observateur étranger, que pensez-vous de la situation de la Tunisie ?

Patrick Merienne : La Tunisie, comme n’importe quel pays qui connaît une Révolution, passe par une période très délicate. En dépit des difficultés, je pense qu’elle est sur le bon chemin de la relance économique et de la réalisation d’un taux de croissance ciblé. En qualité d’observateur étranger, il me semble que ces défis majeurs ne peuvent  être relevés, qu’en répondant aux demandes sociales de toutes les régions et des chômeurs, notamment les diplômés.

Quel enseignement peut-on tirer du programme économique du Gouvernement tunisien ?

Puisque le programme économique du Gouvernement est encore en discussion, au sein de l’Assemblée Constituante, nous devons tout d’abord attendre la validation du programme officiel.

Mais, il ressort de l’analyse du programme actuel  qu’il n’est réalisable qu’à long terme. Il semble même réparti en deux temps, soit entre 2012 et 2013, puis jusqu’à la fin de 2017.

Les points forts de ce programme sont l’afflux des capitaux et des ressources avec pour objectif de relancer la machine économique. Ces points sont appropriés et en cohérence avec la volonté internationale d’appuyer la Tunisie dans la promotion de l’investissement. Ce secteur est le moteur de la relance qui doit être concrétisée le plus tôt possible.

Y a-t-il des actions concrètes pour aider la Tunisie ?

La volonté politique est là et elle est même démontrée. Nous sommes engagés au niveau bilatéral, ainsi qu’à travers nos institutions multilatérales, comme l’Union Européenne.

Au niveau de l’Ambassade, nous encourageons les entreprises britanniques à investir en Tunisie. Ce n’est pas chose facile, car il  existe un certain  attentisme au niveau des investisseurs, mais nous enregistrons des progrès.

Par ailleurs, un programme d’aide bilatérale est approuvé par la Grande-Bretagne, dont le montant est de l’ordre de trois millions d’euros, soit environ six millions de dinars, pour le processus de transition démocratique. Un autre programme conséquent, en appui à la relance économique, est en phase d’étude et  sera dévoilé dans les semaines qui viennent.

Nous sommes, également, un acteur actif au niveau des institutions multilatérales. Le Royaume-Uni contribue, avec les autres pays européens, à la politique de l’Union Européenne, mais nous sommes aussi actifs au niveau du G8 et du Processus de Deauville qui accompagnent les changements démocratiques dans les pays Arabes

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