La BFPME est-elle aujourd’hui à même de satisfaire les attentes des promoteurs ?

La BFPME est-elle aujourd’hui à même de satisfaire les attentes des promoteurs ?

Le 14 mai Par M.Tiss

 

L’événement : une visite organisée à l’occasion de la semaine de l’Europe (7au 12 mai) à Siliana à l’initiative de la Délégation de l’Union européenne. Au nombre de l’équipée des  représentants de la Délégation de l’Union européenne en Tunisie et des cadres de la banque de financement des petites et moyennes entreprises (BFPME). L’objectif étant de s’approcher au plus près du terrain afin de mieux connaitre les problèmes que rencontrent les promoteurs dans la réalisation de leurs projets.

Il ressort des discussions qui ont eu lieu une certaine critique à l’égard de la banque accusée de favoritisme lors de traitement des demandes.

D’autres problèmes ont été soulevés quant au rôle assigné à la BFPME. Cette banque qui est censée accompagner les promoteurs au cours des différentes phases de réalisation de leurs projets et faciliter l’accès au financement pour la création et l’extension des PME, est-elle aujourd’hui à même de satisfaire leurs attentes ?

Son Directeur Général Khlil Ammar  a admis et reconnu les défaillances de la banque. . .

Elle ne peut aujourd’hui répondre à toutes les demandes de financement même si selon lui, les 2/3 des projets qu’elle finance sont implantés dans des régions intérieures. Il ne suffit pas de créer des nouveaux projets. Les jeunes promoteurs ont besoin d’un accompagnement plus fin à leurs projets.

La banque n’est pas capable de fournir un produit de qualité et un service opportun à chaque étape de la création d’un projet.

” On ne reçoit pas suffisamment de projets. On n’intéresse pas les investisseurs potentiels.

En outre. Il faut redynamiser le programme d’essaimage parce que les congés de création d’entreprises sont caractérisés par une énorme défaillance “, explique Khalil Ammar.

Autre problème : les délais sont encore trop longs. Entre l’approbation et la réalisation du projet, les délais pourraient atteindre entre 6 et 22 mois pour boucler le schéma de financement. Sur les 1000 projets présentés chaque année, la BFPPME n’arrive à financer qu’environ 350 projets.

Pour lui, l’Etat doit trouver des solutions pour financer les outils de création d’entreprises. Comment ? L’Etat peut accorder, à l’instar de ce qui est connu en Europe, des chèques de crédits et des bureaux d’études réservés aux études de faisabilité des projets.

M. Ammar a recommandé de charger la BFPME de la gestion des fonds publics. D’après lui, les centres d’affaires ne sont pas encore capables de coacher les promoteurs parce que les premières années qui suivent la réalisation sont très difficiles. L’enjeu ne consiste pas uniquement à créer des nouvelles entreprises mais plutôt à trouver les moyens de les pérenniser. Il faut donc concevoir des produits financiers simples et en fonction des besoins des jeunes promoteurs qui n’ont pas aujourd’hui le recul nécessaire pour voir la problématique dans sa globalité. ” Il faut revoir l’action de ces institutions et mieux accompagner les investisseurs “, explique le Pdg de la BFPME.

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