Finance islamique : vers un cadre législatif adéquat

Finance islamique : vers un cadre législatif adéquat

Le 10 mai, par Hafawa Rebhi

 

 

Créé en septembre 2011, le conseil de la finance islamique de Tunisie COFIT a d’ores et déjà commencé à travailler. Il s’agit pour les fondateurs de cette association scientifique à but non lucratif de ” vulgariser les produits de la finance islamique auprès des Tunisiens, dont 60% ne connaissent rien des concepts de l’économie islamique” a avancé, Mohamed Nouri, l’un des fondateurs du COFIT, lors d’une conférence de presse tenue le 9 mai.

S’étant fixés l’objectif de promouvoir l’économie islamique parmi les Tunisiens, les membres du  COFIT se sont organisés en 12 comités spécialisés, tels que le comité des Banques et Finances, le comité Takaful, le comité de la fiscalité et de la comptabilité, ou encore celui de la Zaqat et du Waqf. Mais à la tête de ces comités, se positionne le comité Charaique, ou le Chariaa board, que les membres du COFIT aspirent à en faire un comité référence sur le plan national, d’autant plus que, selon Mohamed Nouri, les compétences et les experts en matière de jurisprudence islamique et en science de la Chariaa existent.

Mais au-delà de la sensibilisation et de la vulgarisation de l’industrie financière islamique, les membres du COFIT sont notamment soucieux du cadre législatif qui régira le développement de la finance islamique en Tunisie. De ce fait, sept commissions au sein du ministère des Finances sont penchées sur l’élaboration d’un ensemble de lois en la matière, lesquelles seront proposées à l’Assemblée constituante. En plus des efforts consentis par les experts tunisiens, le COFIT travaille en collaboration avec les pays qui ont déjà une industrie financière islamique développée. Dans ce contexte le Conseil organisera, le 29 mai 2012, un séminaire international auquel il conviera des Malaisiens, des Saoudiens et des experts du Golfe qui parleront des expériences législatives en finance islamique dans leurs pays. Le séminaire, à travers ses panels et ses ateliers prévus, sera l’occasion d’examiner les problèmes pratiques des produits de la FI, qu’ils soient juridiques, fiscaux ou comptables. Un projet de brouillon de la loi de la finance islamique en Tunisie sera également mis au point.

 

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