Les P/B des banques

Les P/B des banques

 Le 18 avril, par AlphaMena

Les banques arabes (15 valeurs suivies par AlphaMena) se traitent à 168% de leur fonds propres en valeur comptable à la date d’hier. Cela suggère un surplus de valorisation de plus de 7,371 Mds€, alors qu’il était à 8,450 Mds€ en 2011 et 10,256 Mds€ en 2010. Cet effondrement de la revalorisation du marché des banques suggère que les investisseurs ont intégré annuellement leurs inquiétudes sur la qualité des actifs des établissements des crédits et se posent désormais des interrogations sur la pertinence de leurs modèles économiques. Par ailleurs, les investisseurs sur les marchés arabes ont emboité le pas de leurs homologues européens, où les banques du vieux continent se paient à 56% de leur fonds propres en valeur comptable.

Un trait commun entre les banques européennes et arabes existe, c’est celui de la forte dépréciation des actifs, mais qui se différencie par l’origine du risque. Une autre caractéristique commune serait le durcissement du crédit et la faible liquidité qui tourmente actuellement l’ensemble des opérateurs bancaires. D’ailleurs, le niveau de liquidité au sein des banques arabes commence à montrer les premiers signes de faiblesse (un thème que nous suivrons de près dans les prochaines semaines). Rien d’alarmant pour le moment et la comparaison opérationnelle entre les banques arabes et européennes semble un peu abusive, au vu d’un modèle économique différent : plus de risque et un mode de fonctionnement plus complexe pour les acteurs européens. Les banques se traitaient en 2010 à environ 2,12x leurs fonds propres en valeur comptable : c’était incohérent en termes de soutenabilité des ROE (16%) et de méconnaissance des risques pris. A notre sens, un ROE à 12% serait un objectif raisonnable sur le long terme. Évidemment, la question qui se pose est la véritable taille des fonds propres. Actuellement, c’est 10,841 Mds€. Ensuite, viennent les questions sur le provisionnement des prêts et les injections de capitaux nécessaires correspondantes, et donc une forte dilution des bénéfices serait une menace de plus en plus concrète. Notre sentiment est que les 7,371 Mds€ de surplus de valorisation devraient encore s’éroder. (xls sur demande)

 SECTOR

 UPSIDE

 P/E 2012

 YIELD 2012

 Earn Grw 2012

 Financières

 1,24%

 11.8x

 2,46%

 30,10%

 Cycliques

 44,60%

 7.16x

9,78%

 26,20%

 Semi Cycliques

1,28%

12.5x

 6,28%

 11,20%

 Conso. cyclique

 19,10%   

12.7x

 4,79%

 23,40%

 Défensives

 19,20%   

12.2x

6,30%

 26,30%

 Croissance

 -12,20%    

 20.3x

2,70%

 41,00%

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