Révélations sur des prisons secrètes

Le 31 mars, avec agences de presse

L’association ” Liberté et équité ” a affirmé, vendredi 30 mars, que les détails et les circonstances de l’affaire du vieil homme inconnu trouvé le 1er septembre 2011 à l’hôpital Charles Nicolle révèlent ” l’existence de prisons secrètes sous les régimes de Bourguiba et de Ben Ali “.

Imen Triki, la présidente de l’association ” Liberté et équité ” a affirmé avoir pris contact avec la direction des établissements pénitenciers et le ministère de la Justice. Ces derniers lui auraient alors transmis des informations erronées au sujet du ” vieil homme de l’hôpital Charles Nicolle “, l’identifiant alors comme un certain Abdelmalek Seboui, originaire de Jendouba et qui serait, selon eux, impliqué dans des affaires de vol dans la région de Fouchana, près de Tunis.

Après vérification de la part d’Imen Triki : rien ! Ces informations se sont alors révélées erronées. Ce vieil homme n’était autre que Cheikh Ahmed Mohamed Lazreg, condamné à mort en 1986 pour tentative de coup d’Etat, depuis identifié par sa famille. Membre de la ligue Internationale musulmane, il n’avait pas été exécuté puisqu’il se trouvait à cette époque en Arabie saoudite. Selon Imen Triki, les autorités saoudiennes auraient ” remis de manière illégale Cheikh Lazreg aux autorités tunisiennes qui l’ont placé dans une prison secrète “.

Imen Triki a accusé les ministères de la Justice et de l’Intérieur, ainsi que l’actuel gouvernement de ” désinformation sur une affaire à dimension humanitaire “. Cette affaire, a-t-elle soutenu, permet de faire la lumière sur les prisons secrètes et les actes de torture commis sous les anciens régimes de Bourguiba et de Ben Ali. ” Comment est-il possible que les Tunisiens apprennent la vérité sur une affaire aussi grave concernant les prisons secrètes sans le gouvernement n’agisse en conséquence “, a-t-elle posé.

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