Le président appelle à “se serrer la ceinture”

Le 29 février, par la rédaction web

” Soit on améliore la situation économique de ceux qui ont déjà un salaire, et ceci veut dire que nous allons transposer les maigres ressources que nous devions mettre dans le développement des régions défavorisées, soit tout le monde accepte de se serrer la ceinture, y compris le président, y compris la présidence, y compris tout le monde pour que justement on puisse mettre l’ensemble des ressources à où il faut “. Dans une interview fleuve accordée au quotidien la Presse, et publiée ce 29 février, le président de la République, Moncef Marzouki, revient sur la situation socio-économique du pays.

Il  constate qu’ ” après les révolutions, le niveau d’exigence des gens est extrêmement élevé “. ” Je dirai que c’est pratiquement normal “, ajoute-t-il, avant de rassurer: ” les gens doivent savoir que l’Etat est maintenant leur Etat, qu’ils ont à la tête de cet Etat des hommes et des femmes honnêtes qui ne volent pas, qui ne sont pas corrompus, qui veulent le bien du peuple, mais qui n’ont pas de baguette magique, qu’ils ne peuvent pas  avoir une solution à tous les problèmes “.

Alors que l’UGTT a manifesté samedi 25 février, et que le bras de fer entre l’organisation syndicale et le mouvement islamique Ennahda s’intensifie, le président a appelé à plus de dialogue: ” s’il y a un problème entre un parti politique et l’UGTT, ils n’ont qu’à régler cela en tant que structures “, avant d’estimer plus loin qu'” il faut absolument que l’UGTT et l’ensemble des acteurs socio-économiques s’assoient de nouveau, qu’ils voient exactement les ressources dont le pays dispose, qu’ils voient exactement quel est le budget, qu’ils se rendent compte qu’on ne peut pas tout faire en même temps “.

Dans les colonnes de la Presse, le président Moncef Marzouki a également abordé la question de la Syrie, assurant que ” si Bachar Al-Assad acceptait de venir en Tunisie, je vous garantis qu’on lui donnerait l’asile. Tout ce que nous voulons c’est qu’on cesse de tuer les Syriens “. Il a également abordé la question de l’Union du Maghreb, estimant que ” le sommet de l’UMA est une victoire pour la diplomatie tunisienne. Tout le monde est d’accord pour qu’il ait lieu à Tunis, tout le monde est d’accord pour qu’il ait lieu en 2012, et tout le monde est d’accord pour qu’il soit bien préparé et pour que la montagne n’accouche pas d’une souris “.

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