Coalition entre Ettajdid, le PTT et des militants du PDM

Le 10 février, par Hafawa Rebhi

 

Le mouvement Ettajdid, le Parti du Travail Tunisien et des membres indépendants du PDM se sont regroupés pour former  » une force démocratique progressiste qui pourrait donner une alternative pour l’alternance au pouvoir dans le pays.  »

Les pourparlers avaient commencé au lendemain des élections du 23 octobre, à la suite de l’échec des partis  » progressistes « . Un échec du, selon Riadh Ben Fadhl (PDM), à l’émiettement de la gauche. L’union, dans le cadre d’une seule coalition, est pour ces partis  » une nécessité et non pas un choix « , estime Ahmed Brahim, le secrétaire général du mouvement Etajdid. Il s’agit d’apprendre la leçon et de pouvoir faire émerger une force qui apporterait plus d’équilibre à une scène politique que les conférenciers estiment  » déséquilibrée « . Ce rapprochement entre les entités politiques de gauche avait au début inclus le PDP, Afek Tounes et le parti Républicain, mais ces partis ont préféré fusionner sous l’égide du PDP. Le mouvement Ettajdid, le PTT et les militants du PDM, ont plutôt opté pour l’union dans le cadre d’une nouvelle formation politique qui serait basée sur le projet sociétal qui les fédère, un projet qu’ils estiment progressiste, moderniste et démocratique. Abdeljalil Bedoui, le secrétaire du PTT n’a toutefois pas nié la possibilité de se rallier à la formation du 11 janvier (la coalition du PDP, Afek Tounes et le parti républicain, ndlr) d’autant plus que les deux ailes partagent les même orientations politiques.

Fawzi Charfi, un indépendant ayant participé à cette initiative, a, lui, expliqué le contexte dans lequel cette coalition voit le jour. Il s’agit selon lui d’une session de rattrapage pour la gauche et d’une opportunité pour focaliser sur les vrais problèmes de la Tunisie, à savoir la dignité, l’emploi et la justice sociale, et  » non pas le problème de l’identité que certaines parties essaient d’imposer. » Cette nouvelle formation est basée sur la rencontre et demeure ouverte à toutes les parties qui partagent les mêmes visions. Dans ce cadre, des concertations avec les membres démissionnaires d’Ettakattol, Khemais Ksila en tête, seraient en cours.

Fadhel Moussa et Salma Baccar, tous les deux députés de la Constituante, se sont félicités de la progression de  » la masse démocratique  » au sein de l’Assemblée, qui est désormais la deuxième force après Ennahdha et qui est en mesure d’apporter un contrepoids.

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