Les agences de voyages donnent un ultimatum au gouvernement

Les agences de voyages donnent un ultimatum au gouvernement

  » Nous sommes menacés de disparaitre. Les autorités de la tutelle n’ont pas pris les mesures nécessaires. On demande au ministre du Tourisme d’avoir l’audace de prendre des décisions d’urgence « . C’est par ces termes que Mohamed Ali Toumi, le président de la Fédération tunisienne des agences de voyages s’est adressé aux journalistes lors d’une conférence de presse tenue lundi 30 janvier à Tunis.

La crise existe bel et bien. C’est un coup dur pour le secteur du tourisme. Elle a des conséquences très négatives sur l’économie tunisienne. Les professionnels craignent sa continuité et la FTAV se dit très inquiète de la situation prévalant dans le secteur des agences des voyages et de la menace pesant sur les emplois. Plusieurs dizaines d’entre-elles pourraient en effet être acculées à cesser leurs activités dans les tous prochains jours. Mohamed Ali Toumi a estimé les pertes subies par les agences de voyages à près de 80%. Environ 15 agences de voyage ont fermé leurs portes. Une quinzaine d’autres ne peuvent plus vendre de billets d’avion.

Que veulent les agences de voyages? Selon le président de la FTAV, les professionnels veulent occuper ce qu’il appelle, leur  » juste valeur  » sur la scène économique. La FTAV appelle ainsi l’Office du Tourisme à leur faire bénéficier d’un délai supplémentaire de deux mois pour que les agences de voyages s’acquittent de la caution financière. Les professionnels demandent également le report des échéances sociales, fiscales et échéances financières à l’égard des sociétés de leasing (cotisations CNSS, TVA, tiers provisionnels…). Ils ont notamment réclamé la libéralisation de l’organisation de voyages religieux (Omra et Haj).

Par ailleurs, la FTAV a appelé le ministère des Finances à tripler le budget alloué à l’outgoing pour répondre à la demande du marché, en rappelant que ce budget avait atteint 23 millions de dinars en 2010.  » Nos demandes sont légitimes. On besoin de l’aide du gouvernement « , a estimé le président de la FTAV qui a menacé d’organiser un sit-in devant le ministère du Tourisme, si le gouvernement ne répond pas aux demandes des professionnels avant le 15 février prochain.  

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