Le secteur bancaire doit mobiliser des ressources à long terme

Le secteur bancaire doit mobiliser des ressources à long terme

D’après communiqué

L’évolution négative du bilan économique de l’année 2011 a laissé ses empreintes sur le secteur bancaire. Le conseil d’administration de la Banque centrale de Tunisie, réuni le 18 janvier, a noté le ralentissement, au terme de l’année 2011, du rythme de progression de la masse monétaire M3 et des concours à l’économie, atteignant, respectivement, 7,9% et 13,2%.

La BCT a mis l’accent sur la nécessité de la mobilisation par le secteur bancaire de ressources à long terme lui permettant de poursuivre son rôle de financement de l’économie.

Selon la BCT, les besoins des banques en liquidités se sont nettement accrus, nécessitant des interventions plus importantes de la Banque centrale sur le marché monétaire portant sur une enveloppe moyenne de 3,604 MDT en décembre 2011 et de 3.893 MDT durant les seize premiers jours du mois de janvier courant et ce, afin de permettre au secteur bancaire de fournir les financements nécessaires aux entreprises et aux investisseurs. Le taux d’intérêt moyen sur ce marché s’est situé à 3,19% depuis le début du mois de janvier courant contre 3,23% pour le mois de décembre 2011.

Pour ce qui est de l’évolution des prix et après les pressions enregistrées depuis l’été dernier sur les prix de certains produits, notamment alimentaires, la moyenne du taux d’inflation annuel s’est établi à 3,5%, contre 4,4% l’année précédente.

S’agissant des perspectives d’évolution de l’économie nationale pour l’année 2012, qui malgré un début de stabilisation au niveau politique, reste, selon la Banque centrale, marquée par la poursuite des pressions sociales et par les difficultés de l’environnement international, surtout dans les pays de la zone euro connaissant récemment une dégradation de la notation financière de plusieurs pays en relation avec la crise de la dette souveraine.

Par ailleurs, le conseil recommande d’œuvrer à l’élaboration d’un schéma de développement et l’adoption d’une politique économique et financière claire, tout en mettant en place un programme de financement qui tient compte des capacités du pays à mobiliser des ressources intérieures et extérieures et à préserver les équilibres globaux.

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