Les hommes d’affaires déçus par la loi de finances 2012

Les hommes d'affaires déçus par la loi de finances 2012

Avec agences de presse

Lors d’une rencontre organisée mardi 10 janvier 2012 à l’IACE (Institut arabe des chefs d’entreprises), plusieurs économistes et hommes d’affaires se sont montrés mécontents de la nouvelle loi de finances 2012.

Abdellaziz Darghouth, président du CJE (Centre des jeunes entrepreneurs), a fait part de sa déception face à cette nouvelle loi qui, selon lui, n’encourage pas l’initiative privée et l’investissement, d’autant plus que l’activité économique et les IDE ont régressé. Le président de cet organisme relevant de l’IACE a, par ailleurs, estimé que le régime fiscal réservé au financement islamique n’est pas une priorité et que d’autres mesures sont plus urgentes pour redresser l’économie nationale et pour réduire le déséquilibre entre les régions. Il a préconisé notamment des mesures encourageant le partenariat privé/public en terme de formation, ainsi que des incitations fiscales au profit des  pépinières d’entreprises.

Fayçel Derbal, expert comptable, a pour sa part jugé que la nouvelle loi comprend des mesures de “bricolage, non équitable et difficile à réaliser “. Selon lui, inciter les établissements de crédit à soutenir les entreprises sinistrées pendant la révolution est une mesure de bricolage. L’institution d’une avance au titre du crédit d’impôt sur les revenus ou sur les bénéfices est une mesure non équitable. Quant aux mesures portant sur les procédures de recouvrement de l’impôt, il les estime plutôt difficiles à réaliser. L’expert comptable a ajouté que la suspension, à partir du 1er janvier 2012, des avantages fiscaux sur les revenus réalisés par les SICAF (sociétés d’investissement à capital fixe) découragera les entreprises à se financer auprès de la bourse.

 

1 COMMENTAIRE

  1. Une loi complémentaire de Finance pour 2012 peut relancer l’économie et inciter les promoteurs tunisiens à investir dans leurs projets en court et ça dans le but de créer des emploies.La loi doit garantir une amnistie fiscale pour les investissements ne dépassant pas les 50 mille dinars pour les petites entreprises et 300 milles dinars pour les moyennes entreprises.

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