Juppé soutient la relance économique de la Tunisie

Juppé soutient la relance économique de la Tunisie

C’est par une conférence de presse organisée au palais du baron d’Erlanger, haut lieu de l’architecture et de la musique tunisienne situé à Sidi Bou Saïd, qu’Alain Juppé, ministre français des Affaires étrangères, a clôturé sa visite de deux jours. Les 5 et 6 janvier, il a rencontré successivement Moncef Marzouki, le président de la République, Hamadi Jebali, le Premier ministre, Mustapha Ben Jaâfar, le président de l’Assemblée constituante ainsi que Rafik Abdessalem, le ministre des Affaires étrangères et Elyes Fakhfakh, le ministre du tourisme.

 

Venu pour  » réitérer la confiance de la France en la Tunisie et le processus démocratique en cours « , il en a profité pour apporter son  » soutien économique et culturel « . Près de 1.200 entreprises françaises sont implantées en Tunisie, employant près 100.000 personnes.

Sa visite a été notamment ponctuée par des rencontres de représentants d’entreprises, rappelant qu' » investir en Tunisie ne veut pas dire délocaliser tous les emplois français, mais aussi rechercher des complémentarités « .


Démocratie et culture

 

Une relance économique qui passe aussi par le tourisme. Alors que les Français n’ont été que 807.000 à visiter le pays en 2011, contre plus de 1,3 million en 2010, le ministre français a émis le souhait que ses compatriotes reviennent. Et comme pour donner l’exemple, il a visité dans la matinée du 6 janvier, les ruines de Carthage. Cependant, Alain Juppé a estimé que le secteur doit passer par  » des réformes structurelles « , sans pour autant
donner plus de détails.

Alors que le ministre avait déclaré que la France serait « vigilante » et avait conditionné l’aide de l’Hexagone au respect de la démocratie, Alain Juppé a rappelé que  » la démocratie ne passe pas seulement par des élections libres, mais aussi par la culture, grâce aux associations « . Et pour ce faire, il a rencontré l’association AMAL qui s’occupe de femmes célibataires, prises pour cible par Souad Abderrahim, la députée d’Ennahdha qui s’était illustrée en novembre en fustigeant ces dernières.

 

Enfin, c’est  » confiant  » tout en  » ne sous-estimant pas les défis considérables  » qui attendent le pays, qu’Alain Juppé rentre en France.

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