OpenGovTN : “pas de démocratie sans transparence”

OpenGovTN : “pas de démocratie sans transparence”

La révolution de janvier qui a changé la donne politique, économique et sociale du pays, a donné naissance à un nouveau jargon politique en Tunisie. Parmi les concepts qui commencent à se propager dans les couloirs de la politique et dans les médias, celui de l’Opengov. Un anglicisme signifiant : le gouvernement ouvert.

Le concept a vu le jour en 2009, lorsque Barack Obama, alors candidat à la présidentielle, avait décidé d'” ouvrir ” sa campagne électorale à ses sympathisants à travers les réseaux sociaux, avant d’appliquer l’ “Open Government Initiative” dès son arrivée au bureau ovale. Depuis janvier 2009, l’administration Obama et ses agences se sont engagées à travailler avec les citoyens de manière “transparente, participative et collaborative”.

Pas de démocratie sans transparence

Voulant transposer cette initiative à la Tunisie, un groupe de citoyens a lancé, en novembre dernier, le projet OpenGov. de jeunes élus de la Constituante ont adhéré à cette initiative citoyenne. Ce sont Haythem Belgacem et Mabrouka Mbarek du CPR, Lobna Jeribi, Selim Ben Abdessalem et Karima Souid d’Ettakatol, Zied Ladhari et Osama Al Saghir d’Ennahdha, Iyed Dahmani du PDP, Noomane El Fehri d’Afek et Nadia Chaabane du Pôle démocratique.

Ces citoyens et députés, entourés de jeunes volontaires, ont formé un groupe de réflexion ; une task force de plus de 250 experts hautement qualifiés et très actifs sur les plateformes communautaires. La communauté facebook regroupe déjà plus de 1.300 fans, et plus de 3.000 personnes sont abonnées aux tweets de @OpenGovTN. Actifs sur la toile, ils travaillent autant sur le terrain. Réunions de concertation, discussions, cellules de travail en Tunisie et à l’étranger, le groupe ne rate pas l’occasion pour défendre sa devise : “pas de démocratie sans transparence”.

Selon Haythem Belgacem, l’OpenGov permettra de rompre définitivement avec l’ancienne mentalité. “A l’époque de la dictature, toutes les décisions étaient prises dans des chambres noires. Désormais, les murs du gouvernement et de la Constituante sont transparents. La transparence est le maître-mot du présent et – surtout, du futur qu’on est en train de bâtir”, a affirmé le jeune député sur un ton optimiste, avant d’exposer, non sans motivation, les propositions qu’il a avancées à ses collègues, lors de la séance plénière du jeudi 29 décembre.

Mettre en œuvre la création de la chaine et de la radio parlementaires, rendre publics les procès verbaux des débats, opter pour l’enregistrement obligatoire de la présence des députés ainsi que pour un système de traçabilité du vote ou encore rendre la publication plus rapide des débats dans le journal officiel ; “les idées existent, mais il faut absolument les concrétiser”, a-t-il estimé, avant de réaffirmer que la transparence, permettrait non seulement la réconciliation des Tunisiens avec la classe politique et l’administration, mais également la création d’un climat favorable à l’investissement local et étranger.

L’OpenGov devrait prochainement intégrer la société civile, en tant qu’association. Une étape qui permettrait au groupe de diffuser ses actions auprès d’un maximum de Tunisiens et de militer pour plus de transparence.

 

Cet article a été modifié le 31 décembre

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