La situation économique en Syrie

La situation économique en Syrie

Dans un dernier développement de la situation en Syrie, une délégation d’observateurs arabes, est entrée, jeudi 22 novembre dans le sol syrien, pour évaluer de près la situation  humanitaire. Alors que cette délégation devra préparer le terrain pour sa mission, la situation de plus en plus compliquée, avec l’intensification des affrontements entre l’armée régulière et les déserteurs, que certains services de renseignements occidentaux estiment à 10.000.  Dans les 48 heures précédant l’arrivée des observateurs arabes, les affrontements auraient fait plus de 250 morts. L’Observatoire syrien des droits de l’Homme a dénoncé, mercredi, un massacre commis par les forces de sécurité dans le  village de Kafroueid, au nord du pays. Dans ce massacre, 111 civils auraient péri sous les armes des forces d’Al-Assad.

 

L’arrivée de cette délégation vient après une série sanctions économiques entreprises, le 27 novembre,  par l’organisation panarabe à l’encontre du régime syrien. Il s’agit notamment de gel des transactions commerciales avec le gouvernement et de ses comptes bancaires dans plusieurs pays arabes. Ces mesures ont été jugées insuffisantes par le Conseil national syrien (CNS), qui représente la majorité des courants d’opposition en Syrie, et qui demande des interventions plus ciblées et une pression plus ferme de la part de la communauté internationale.

Selon Paul Salem, directeur du Carnegie Middle East Center à Beyrouth, bien que ces sanctions aient touché le marché de l’emploi (environ 20% des syriens sont sans emploi), et les revenus des citoyens et des hommes d’affaires syriens, notamment ceux actifs dans le domaine de l’import-export, il n’est pas évident que ces difficultés portent les Syriens à joindre le mouvement de la révolte.  La Syrie connait un effondrement du niveau de vie et un manque des matières premières et de carburant, mais elle n’est pas encore au stade de pénurie. Un rapport publié par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) en 2004, montrait déjà que 11.4 % des syriens sont extrêmement pauvres. Les spécialistes estiment que ce chiffre aurait cru durant les 5 dernières années, notamment dans les régions rurales, à l’instar de Deraa, le foyer et l’origine de la protestation.

Selon ce spécialiste du Moyen-Orient, la Syrie est toujours ouverte, par la voie du commerce, sur ses voisins : le Liban, la Turquie, la Jordanie et l’Irak. Les syriens entretiennent encore leurs relations commerciales avec plusieurs des pays du Golfe. Encore, le régime est fortement soutenu par ses alliés : l’Iran, la Chine et la Russie, qui, malgré sa condamnation de l’usage disproportionné de la force par les autorités syriennes soutient encore le régime et tient à protéger ses intérêts dans la région, notamment sa base navale à Tartous.

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