La Tunisie refoule les demandeurs d’asile

La Tunisie refoule les demandeurs d'asile
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Avec agences de presse

Les autorités tunisiennes raccompagnent de plus en plus les réfugiés à la frontière libyenne. C’est ce qu’a constaté et dénoncé Amnesty International le 15 décembre. L’appel a été lancé alors qu’un groupe était raccompagné à la frontière libyenne.

Le 10 décembre, une dizaine de Somaliens et d’Erythréens, dont une famille avec un nouveau-né, ont été priés de regagner la frontière. Ils étaient arrivés la veille au soir au camp de Choucha après être restés des jours durant coincés au point de passage de Ras Jedir, fermé pour des raisons de sécurité par les autorités tunisiennes.

Pourtant, les autorités ne semblaient pas prise au dépourvu. “Ces personnes avaient informé les autorités tunisiennes de leur demande d’asile et elles ont le droit d’avoir accès à l’agence des Nations Unies pour les réfugiés afin de déterminer leur statut”, explique Hassiba Hadj Sahraoui, d’Amnesty International au Moyen-Orient et Afrique du Nord directrice adjointe, sur le communiqué de presse de l’ONG, pour qui les renvoyer en Libye -où il n’existe aucun mécanisme pour la reconnaissance ou la protection des réfugiés – n’est pas une option.

En effet, la Libye ne dispose actuellement d’aucune organisme permettant la prise en charge des demandeurs d’asile et des réfugiés. Tout comme, elle ne peut offrir les garanties nécessaires pour protéger les réfugiés contre le retour forcé vers leur pays d’origine.

Ces derniers mois, les forces de sécurité tunisiennes ont à maintes reprises renvoyé des groupes de demandeurs d’asile qui sont entrés en Tunisie en provenance de Libye, invoquant un manque de visas d’entrée valables, alors qu’il semble que les autorités aient été prévenues. Amnesty International estime qu’il existe un risque crédible que de nombreux demandeurs d’asile soient confrontés à de graves violations des droits humains dans leur pays d’origine.

Le Haut Commissariat pour les Réfugiés (HCR) qui gère le camp de réfugiés Choucha en Tunisie, est habilité à étudier les demandes de statut de réfugiés (DSR) pour les demandeurs d’asile. Amnesty International pointe du doigt la fermeture du point de passage de Ras Jedir, rappelant que ” le droit international interdit aux pays de rejeter les demandeurs d’asile à la frontière, si elle conduirait directement ou indirectement à leur retour dans un pays où ils risquent de graves violations des droits humains”.

Les réfugiés qui sont récemment entrés en Tunisie ont déclaré à Amnesty International qu’en Libye, des hommes armés obligent les Africains sub-sahariens à effectuer des travaux forcés. Or, lors du récent conflit armé en Libye, les Africains sub-sahariens ont été particulièrement exposés à des arrestations arbitraires et à de violentes attaques accusés d’être les “mercenaires africains” de Mouammar Kadhafi. 

Amnesty International appelle également la communauté internationale à répondre au besoin de protection et d’accueil de ces réfugiés.

2 Commentaires

  1. les tunisiens ont la memoire courte vous avez deja oublier tous refugier tunisiens qui sont arrives en europe quand ils etaient renvoyer vous proteste aupres des ambassades.il est inhumain de faire ce que vous faites.

  2. les tunisiens font ce qu ils peuvent pour satisfaire les libyens qui leur rende la monnaie en penetrant leur frontiére et on kidnapant leur poliçier

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