Iran: Les ambassadeurs rappelés les uns après les autres

Iran: Les ambassadeurs rappelés les uns après les autres

La France, mais aussi l’Allemagne ont rappelé mercredi 30 novembre leurs ambassadeurs. Plus tôt dans la journée, le Royaume-Uni a fermé son ambassade à Téhéran et a exigé la fermeture sous 48 heures de l’ambassade iranienne à Londres. Ces décisions interviennent après le saccage mardi de la chancellerie britannique dans la capitale iranienne qui a suscité un tollé international.

Outre la chancellerie, plusieurs dizaines de manifestants ont, mardi 29 novembre, occupé et vandalisés l’ancienne résidence britannique. Le personnel a été évacué avec le concours du ministère des Affaires étrangères iranien. Un saccage qui n’est pas sans rappeler la prise de l’ambassade américaine le 4 novembre 1979.


Programme nucléaire controversé

Les manifestants réclamaient la fermeture de la mission britannique, en représailles aux nouvelles sanctions adoptées la semaine dernière par Londres, de concert avec les Etats-Unis et le Canada, pour pousser Téhéran à renoncer à son programme nucléaire controversé.

Londres a toujours été en pointe dans la dénonciation de ce programme. Après la publication d’un rapport de l’AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique), elle avait décidé de rompre tout lien entre le secteur financier britannique et les banques d’Iran.

La mise à sac de l’ambassade est intervenue au lendemain du vote par le Parlement iranien d’une loi prévoyant l’expulsion de l’ambassadeur britannique à Téhéran.

De nombreuses capitales, de Washington à Moscou, ont sévèrement condamné ce que le président français Nicolas Sarkozy a qualifié mercredi d' »attaque scandaleuse » qui « conforte » la décision d’imposer de nouvelles sanctions à l’Iran. La Norvège a de son côté « fermé » provisoirement son ambassade à Téhéran, sans évacuer ses diplomates, et l’Allemagne a rappelé son ambassadeur en Iran « pour consultations ».

Action justifiée des manifestants

Le ministère iranien des Affaires étrangères a exprimé « ses regrets pour le comportement inacceptable d’un petit nombre de manifestants », et a promis que l’attaque de mardi aurait des « suites judiciaires ». L’adjoint du chef de la police iranienne, le général Ahmad Reza Radan, a confirmé mercredi qu’un nombre non précisé d’assaillants avaient été arrêtés ou identifiés.

Mais la ligne dure du régime se réclamant du Guide de la République islamique, l’ayatollah Ali Khamenei, a au contraire justifié l’action des manifestants. « La colère des étudiants est due à plusieurs décennies de politique dominatrice de la Grande-Bretagne en Iran », a affirmé mercredi le président du Parlement, Ali Larijani.

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