Au Maroc, “une nouvelle donne politique”

Le 29 novembre, par la rédaction web.

 

Le Parti de la justice et du développement (PJD) est le parti vainqueur des élections législatives qui se sont déroulées vendredi 25 novembre, au Maroc. Avec 107 des 395 sièges, il devance le parti Istiqlal qui arrive au second rang avec 60 députés, le Rassemblement national des indépendants (RNI) qui a remporté 52 sièges et l’Union socialiste des forces populaire qui a récolté 39 sièges. 

 

La communauté internationale n’a pas tardé à réagir. La secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, a félicité le peuple marocain tout en l’invitant à se saisir de “la tâche difficile de bâtir la démocratie”. La Chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton a rappelé, pour sa part, que “les futurs parlement et gouvernement auront le défi important de pousser de l’avant les réformes politiques, économiques et sociales”. Alain Juppé, le ministre des Affaires étrangères français a, quant à lui, relativisé la marge de manœuvre que pourrait avoir le PJD qui ne détient pas la majorité absolue (qui est de 200 sièges). Il a également réaffirmé que la France est pour ceux “ne franchissent pas les lignes rouges, c’est-à-dire le respect des élections, l’Etat de droit, les droits de l’homme et de la femme”.

 

Ces élections législatives, dont le taux de participation a été de 45%, font partie d’un processus de réformes gouvernementales initiées par le Roi Mohammed VI. Ces réformes incluent notamment la réforme constitutionnelle adoptée au mois de juillet, laquelle réduit certains des pouvoirs politiques et religieux du souverain et renforcent les pouvoirs du premier ministre. Le roi Mohammed VI devra à présent nommer un Premier ministre appartenant au parti qui a remporté le plus de sièges.

 

La victoire du parti islamique marocain vient un mois après celle du mouvement Ennahdha en Tunisie et à la veille des élections égyptiennes où les Frères musulmans sont donnés favoris. Le PJD, que son secrétaire général Abdelilah Benkirane définit comme un islamique modéré, a pour objectif “d’assurer la stabilité du pays, tout en revendiquant des réformes avec fermeté”.

 

Khadija Mohsen-Finan, chercheure associée à l’IRIS, estime que le taux de participation n’est “pas très bon car ces élections sont censées être celles du changement”. Elle explique “que nous sommes devant une nouvelle donne politique au Maroc et au Maghreb”:

 


Élections législatives au Maroc : quel bilan ?

 

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