Le gouvernement démissionne à la suite d’affrontements meurtriers

Egypte : le gouvernement démissionne à la suite d'affrontements meurtriers

A la suite des affrontements meurtriers qui ont secoué le pays les 19, 20 et 21 novembre, le gouvernement égyptien a présenté, dans la soirée du lundi 21 novembre, sa démission au Conseil suprême des forces armées.

Rappelons qu’alors que les premières élections législatives depuis la chute d’Hosni Moubarak se tiendront le 28 novembre, les violences ont repris place Tahrir, au Caire, en Egypte. Selon les données de la morgue, recueillies par les agences de presse, le nombre de mort s’élèverait à 26 depuis le début des protestations le 18 novembre. De nombreuses intoxications causées par des gaz lacrymogène et des blessures par balles réelles et en caoutchouc ont été recensées dans les hôpitaux du pays. Les heurts ont éclaté après les manifestations organisées vendredi par les islamistes, notamment les Frères musulmans et les salafistes.

Depuis, les forces de l’ordre essaient de déloger les manifestants de cette place, devenue emblématique à la suite des protestations de février 2011 qui ont poussé l’ancien président à quitter le pouvoir. Cette fois, ils sont hostiles au pouvoir militaire du maréchal Hussein Tantaoui, 76 ans et ancien ministre de défense de 1991 à 2011, au pouvoir depuis février dernier.

C’est à coup de slogans appelant à l’exécution du Maréchal que les manifestants du Caire, mais également ceux des villes du Suez, Arich, Ismaïlia, Qena et Alexandrie, réclament la restitution du pouvoir aux civils et le retrait d’une déclaration constitutionnelle présentée par le gouvernement qui exempte en particulier le budget de l’armée de tout contrôle parlementaire.

 

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here