La responsabilité sociale en entreprise en débat

La responsabilité sociale en entreprise en débat
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Réussir à long terme à démontrer le rôle majeur de la Gestion des Ressources Humaines « GRH », tel était l’un des principaux objectifs du colloque régional maghrébin portant sur la « Responsabilité Sociale d’Entreprise». Organisé par l’Association des Responsables de Formation et de Gestion Humaines dans les Entreprises (ARFORGHE) et la Fondation allemande Konrad Adenauer Stiftung, et ce, les 17 et 18 novembre, à Tunis, ce colloque a été l’occasion d’analyser et d’essayer de cerner ce concept de la RSE.
En effet, la RSE connaît aujourd’hui un essor considérable. Cet acronyme peu séduisant vise à remettre l’entreprise au coeur de la société. Ainsi, la RSE traite de la place de l’entreprise dans la société, de sa contribution à la vie en société et ce, pas uniquement dans sa dimension économique. Elle permet ainsi d’aborder tout ce qui excède le rôle de l’entreprise comme simple agent économique: elle offre une opportunité de sortir d’une vision étroitement économique de l’entreprise. Et la question du profit comme finalité ultime voire unique de l’entreprise se pose alors.

Une démarche volontaire et indépendante

Selon l’Organisation Internationale du Travail (OIT), « la RSE traduit la façon dont les entreprises prennent en considération les effets de leurs activités sur la société et affirment leurs principes et leurs valeurs… Elle est une initiative volontaire dont les entreprises sont le moteur et se rapporte à des activités dont on considère qu’elles vont plus loin que le simple respect de la loi ». La Commission européenne définit, également, la RSE comme une intégration volontaire des préoccupations sociales et écologiques des entreprises à leurs activités commerciales et à leurs relations avec toutes les parties prenantes internes et externes (actionnaires, personnels, clients, fournisseurs et partenaires, collectivités humaines…), et ce, afin de satisfaire pleinement aux obligations juridiques applicables et d’investir dans le capital humain et l’environnement.

En effet, « sous les définitions diverses, la RSE est fondamentalement une démarche volontaire et indépendante pour répondre aux exigences éthiques auxquelles elles sont assujetties », nous a indiqué Hatem Bacha, président de l’ARFORGHE.

Aujourd’hui, « chaque entreprise est appelée à adopter une démarche RSE pour que l’environnement interne de l’entreprise soit un environnement propice et confortable pour les salariés afin d’atteindre les objectifs attendus. Elle doit avoir, également, une nouvelle vision à long terme, et ceci, doit passer par différentes pratiques », nous a-t-il précisé.

Lors de son intervention au colloque, Abdeljalil Trabelsi, directeur de LOGIDAS, a témoigné de sa pratique de la RSE, de sa politique RH, mais aussi de l’impact que cela peut avoir sur la qualité et la productivité. « Notre démarche tend à soulever la société par sa base, par les hommes et les femmes qui créent la valeur, c’est-à-dire les opérateurs au sens large du terme. C’est pourquoi nous estimons que la RSE doit d’abord s’exercer en interne, et ce n’est qu’ensuite qu’elle peut essaimer vers l’extérieur. Autrement dit, RSE et politique RH sont intimement liés », a-t-il estimé. « Cette expérience RSE à la mode de chez nous a fait du bien à nos hommes, et par voie de conséquence, cela a amélioré la qualité et la productivité et a fait de notre entreprise 100% Tunisienne une entreprise rentable », a-t-il ajouté.

En somme, ce colloque a également constitué un espace d’échanges d’expériences maghrébines sur la RSE et de dialogue évoquant les obstacles qui existent encore au sein de l’entreprise.

 

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