Quels défis économiques pour le prochain gouvernement?

Quels défis économiques pour le prochain gouvernement?
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18h30. C’est terminé. Retrouvez très prochainement les vidéos de cette table ronde.

18h15. Les intervenants ont rapidement abordé les réformes prioritaires à mettre en place. Pour Moez Laabidi, outre le système éducatif qui est à réformer, il faut arriver à un niveau incompressible de la dette publique. Pour Habib Karaouli, « il faut mettre en place des contre-pouvoir: rétablir l’indépendance de la banque centrale, créer un conseil de la concurrence ». Il a en outre estimé qu’il n’y avait « pas de problèmes de ressources mais des problèmes d’emploi et d’usage des ressources ».
Les représentants de l’AFD et de la BAD ont ensuite évoqué les chantiers sur lesquels ils étaient en train de travailler, comme la microfinance, par exemple pour l’AFD, ou le développement des exportations de la Tunisie vers l’Afrique sub-saharienne.

17h45. Abdellatif Hmam a, de son côté, établi un triple déficit : politico-économique, confiance et de communication. Du côté des excédents, il a estimé qu’il y avait trop de confusion, mais aussi trop d’amateurisme. Mais selon lui, l’une des priorités du pays est « de remettre les gens au travail, il y a un refus de l’effort ».
Après Alexander Knipperts, directeur de programme pour la Tunisie de la Fondation allemande Friedrich Naumann, Nourredine Hajji prend la parole. Tel un sage, il estime qu’il y a trois mots importants : confiance, exécution et ambition. Ainsi, pour lui, pour rétablir la confiance, il faut instaurer des changements visibles, à l’image de la mise en place rapide d’élections municipales. Mais surtout, il faut, toujours selon lui, se fixer des ambitions plus importantes.

17h15 Pour Ikbel Bedoui, « les conditions qui ont déclenché le 14/01 sont toujours présentes. Il suffit de pas grand chose pour que cela reparte ». Il dresse un constat alarmant estimant notamment que « les banques sont délabrées », « il y a un souci d’indépendance de la banque centrale ».
Hassan Zargouni prend alors la parole et est rapidement critiqué pour les analyses fournies par son cabinet de conseil, Sigma. Il souligne qu’il y a 99% d’indignés en Tunisie. Ainsi, selon lui, l’entreprise tunisienne a besoin de clarifier les règles du jeu. Mais surtout, pour attirer les entreprises et aider au développement de certaines régions, il est urgent selon lui de résoudre les problèmes de sécurité : « il y a encore des zones de non droit en Tunisie », a-t-il rappelé.
De nombreuses questions ont été soulevées par Hassan Zargouni, dont celle de l’énergie : comment acquérir l’indépendance énergétique ? comment préserver l’eau ? Il estime enfin que les chefs d’entreprises doivent avoir conscience qu’une page a été tournée.

16h45. C’est au tour de Roger Goudiard et Vincent Castel, représentants de la BAD, de prendre la parole. Pour le premier, qui est en Tunisie depuis quatre ans, ce qui le frappe, « c’est la résilience du pays. Après le choc du 14 janvier, le pays continue de fonctionner. Mais surtout, les chefs d’entreprises ont continué à travailler et à faire travailler leurs salariés ».

De son côté, Vincent Castel a noté plusieurs défis : le tourisme tout d’abord : « il faut que le pays reste attrayant ». Ensuite, les investisseurs. « Les investisseurs domestiques réagissent comme les investisseurs étrangers ». Enfin, il a souligné un point que les intervenants ont jusque là laissé de côté : la Libye. Selon lui, qui travaille sur l’Egypte, la Tunisie et la Libye, le marché libyen a un fort potentiel et ce d’autant plus que les deux pays sont main dans la main. »

16h15. Les débats se poursuivent et dévient vers Ennahdha. Pour Ahmed Karam, au-delà de l’assainissement du monde des affaires, il faut surtout redorer l’image de la Tunisie : « L’image de la Tunisie est très mauvaise en Europe. L’islam a une mauvaise image en Europe et c’est logique. Je pense qu’il faudrait faire une action pour expliquer à nos amis européens qu’Ennahdha est plutôt une structure semblable à la démocratie chrétienne qui a gouverné en Italie, Allemagne et Espagne. Il faut soigner notre image à l’extérieur. » Le directeur de la Amen Bank prêche alors pour sa paroisse, lui fait remarquer Hédi Mechri.
Karim Ben Khala prend alors la parole et fait remarquer qu’il y a un problème de crédibilité dans le discours d’Ennahdha. Il met alors en lumière, la « pluralité du discours » du parti islamique mais aussi son « populisme économique ».

15h45 : Après que Hédi Mechri a remercié les intervenants pour leur présence, les débats commencent. Dans un premier temps, ils vont essayer d’établir un diagnostic de la situation économique. Pour Moez Laabidi, l’urgence est de réformer le système financier pour le dynamiser. Habib Karaouli a, de son côté, souligné que les déséquilibres au niveau de l’emploi et des régions sont certainement les défis les plus urgents. « Plus les solutions proposées tarderont, plus la situation va se dégrader », a-t-il rappelé.
Pour Fadel Abdelkefi, « ce gouvernement n’a pas de mandat et surtout il est hétéroclite et sans leadership. (…) En tant que citoyen, l’une des première chose que je demanderai est un audit des comptes publics, ne serait-ce-que pour savoir la dette de l’Etat et le déficit public par rapport au PIB ».

15 heures. Fadhel Abdlekefi, président du conseil d’administration des valeurs mobilières de la Bourse, arrive au quatrième étage de l’Economiste Maghrébin. Vincent Castel et Roger Goudiard font également leur entrée. Ils sont quinze à s’installer autour d’Hédi Mechri. Outre, Vincent Castel, représentant de la BAD ou Roger Goudiard, directeur de l’AFD, ?Karim Ben Kahla, directeur de l’Institut Supérieur de Comptabilité et d’Administration des Entreprises (ISCAE) ou encore Habib Karaouli, directeur général de la BAT sont présents. Seul Mohamed Haddar, président de l’Association des économistes tunisiens, manque à l’appel.

 A suivre aussi sur Twitter.

Les intervenants sont:

  • Fadhel Abdelkefi, président du conseil d’administration des valeurs mobilières de la Bourse
  • ?Mohamed Ayadi, représentant d’UTIC
  • Ikbel Bedoui, directeur général de Fitch Rating Afrique du Nord
  • ?Karim Ben Kahla, directeur de l’Institut Supérieur de Comptabilité et d’Administration des Entreprises (ISCAE)
  • ?Jawher Ben Mbarek, professeur en droit constitutionnel
  • ?Roger Goudiard, directeur de l’AFD
  • Nourredine Hajji, Directeur général de Ernst & Young et membre de la Commission nationale d’investigation sur la corruption et la malversation
  • ?Abdellatif Hmam, PDG de CEPEX
  • Moaz Joudi, Directeur Général de FORMAPRO SA, Vice Président de l’Institut Tunisien des Administrateurs (ITA) et Administrateur de sociétés
  • Habib Karaouli, directeur général de la BAT
  • Ahmed Karam, directeur général de Amen Bank
  • Vincent Castel, représentant de la Banque Africaine de Développement
  • Moez Laabidi, analyste financier et membre du Conseil d’administration de la Banque Centrale de Tunisie
  • ?Hédi Mechri, directeur de la rédaction de l’Economiste Maghrébin
  • ?Ezzeddine Saidane, président de Directway Consulting et membre de la Commission nationale d’investigation sur la corruption et la malversation
  • Moncef Sellami, président de One Tech
  • Hassan Zargouni, DG de Sigma Conseil

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