“Nous étions obligés de trouver des compromis pour ne pas être mis à la porte”

[citation url= »http://www.kas.de/tunesien/fr/ » cite= »Klaus Loetzer, représentant régional de la fondation Konrad Adenauer en Tunisie »]« Nous étions obligés de trouver des compromis pour ne pas être mis à la porte »[/citation]

Pour sa part,  Klaus Loetzer, représentant régional de la fondation Konrad Adenauer, en Tunisie,  nous souligne : « Nous sommes ici pour promouvoir la liberté, la justice et la solidarité qui représentent les principes fondamentaux sur lesquels repose le travail de la Konrad-Adenauer-Stiftung (KAS). Nous n’avions pas à critiquer les pratiques de l’ancien pouvoir, cela dépasse le cadre de notre vocation. Nous avons été obligés de trouver des compromis avec les pouvoirs en place pour maintenir notre présence en Tunisie, faute de quoi nous aurions été mis à la porte depuis longtemps ».

Klaus Loetzer n’a pas manqué de nous rappeler  que la Konrad-Adenauer-Stiftung KAS est une fondation politique proche de l’Union chrétienne-démocrate d’Allemagne (Christlich Demokratische Union Deutschlands, CDU) de Angela Merkel, actuellement au pouvoir. Elle véhicule depuis sa création les valeurs chrétiennes-sociales et libérales. A travers plus de 70 bureaux dans le monde et des projets dans plus de 120 pays, elle  apporte une contribution propre à l’encouragement de la démocratie, de l’Etat de droit et de l’économie sociale de marché. Pour assurer la paix et la liberté, elle cherche  à favoriser un dialogue permanent en matière de politique étrangère et de sécurité, de même que les échanges entre les cultures et les religions.

La société civile, l’économie sociale de marché, le dialogue interculturel ainsi que les relations entre l’UE et les pays méditerranéens, tels sont les principaux axes du travail de la KAS à Tunis.

Notons aussi que la fondation travaille avec une multitude de partenaires locaux, à savoir des établissements scientifiques et universitaires,  des associations de la société civile et de l’économie privée, les représentations patronales  (telles que  l’Utica  ou le Centre de jeunes dirigeants d’entreprises), des institutions étatiques et des partis politiques…

Klaus Loetzer pense que les Tunisiens ont fait le choix irréversible de la démocratie et de la liberté et qu’ils sont aujourd’hui, plus que jamais, appelés à affirmer leur choix et à faire preuve d’engagement et de détermination pour construire de nouvelles institutions démocratiques. L’Allemagne est, selon lui, prête à soutenir la transition démocratique de la Tunisie.  Reste aux Tunisiens de définir la forme que doit prendre le partenariat entre les deux pays.

>Lire le témoignage d’Alexander Knipperts, directeur de programme pour la Tunisie de la Fondation allemande Friedrich Nauman.

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