“Nous avons essayé, depuis 20 ans, de pousser les limites de nos marges de manœuvre”

Konrad Adenauer, Friedrich-Ebert, Friedrich-Naumann…et la liste est encore longue. La présence des fondations allemandes en Tunisie date depuis longtemps. L’Economiste Maghrébin revient sur le passé de ces fondations ainsi que sur l’avenir de leurs missions. Rencontres.

[citation cite= »Elisabeth Braune, représentante résidente de la fondation Friedrich-Ebert-Stiftung Tunis »]« Nous avons essayé, depuis 20 ans, de pousser les limites de nos marges de manœuvre.»[/citation]

Elisabeth Braune, représentante résidente de la fondation Friedrich-Ebert-Stiftung, émanation du SPD social démocratie allemand, à Tunis, nous a affirmé : « La Fondation Friedrich Ebert est présente  en Tunisie, depuis février 1988. Nous organisons, en étroite collaboration avec nos partenaires, des conférences, des tables rondes, des sessions de formation, des études et des recherches scientifiques. Ces activités sont essentiellement axées sur le dialogue social des syndicats, le développement de la société civile et la promotion du dialogue euro-méditerranéen, notamment à travers des débats sur des questions de politique internationale, d’immigration, d’ouverture et de mobilité.

Notre mission était délicate car il fallait éviter les confrontations avec les pouvoirs en place, qui n’hésitaient pas à imposer le contrôle sur nos participations aux séminaires, nos déplacements, nos activités…C’était pour le moins difficile d’aborder des thèmes délicats tels que la liberté d’expression, les droits de l’homme… mais nous avons essayé, depuis 20 ans, d’élargir les marges du dialogue et de pousser les limites de nos marges de manœuvre ».

Et Elisabeth Braune d’ajouter : « Après la révolution, je crois que les choses s’arrangeront. Le vent de liberté qui souffle sur le pays est à même de favoriser nos actions et de nous pousser à tisser des liens de plus en plus étroits avec nos partenaires tunisiens. Nous poursuivrons notre  objectif de renforcer la capacité des syndicats tunisiens comme acteurs clés dans le dialogue social. Nous soutiendrons l’indépendance syndicale, que nous considérons comme le premier levier d’une véritable démocratie sociale ».

Interpellée sur la situation actuelle de leur partenaire historique à savoir l’Ugtt, Elisabeth Braune croit en la capacité institutionnelle  de mettre en œuvre des réformes structurelles au sein de l’Union syndicale dans le but d’améliorer l’efficacité des organisations syndicales.

D’un autre côté, elle souligne l’engagement constant de sa fondation en faveur de la promotion d’une société civile pluraliste, démocratique et autonome et insiste sur la place que doivent occuper dans cette société, les femmes et les jeunes.  Elle évoque, à ce titre, les partenariats de longue date que la FES a réussi à tisser avec des organisations reconnues pour leur expertise et leur engagement, entre autres la Ligue tunisienne des droits de l’homme.

La FES veille par ailleurs, toujours selon sa représentante, à consolider son rapprochement avec les partis politiques tunisiens qui partagent avec elle des valeurs communes et notamment Ettakatol et Ettajdid et reste ouverte à toutes les formations et personnalités politiques qui se reconnaitront dans ses valeurs.

>Lire le témoignage de Klaus D. Loetzer, le représentant régional de la fondation Konrad Adenauer en Tunisie

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