“Nous maintiendrons la pression jusqu’à satisfaction de nos revendications”

Une grève générale a été observée, mardi, dans le secteur touristique et notamment celui de l’hôtellerie et des agences de voyages. Un secteur qui peine, depuis la révolution,  à trouver un nouveau souffle et à se remettre de la récession. Kamel Saad, secrétaire général de la Fédération Générale des Industries Alimentaires, du Tourisme, du Commerce et de l’Artisanat, nous a affirmé que cette grève est survenue après une série de vaines négociations entre l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT) et la Fédération Tunisienne des Hôteliers et la Fédération Tunisienne des agences de voyages.

« Après une semaine de grève en brassard rouge et 9 heures de vaines négociations qui ont eu lieu le 31 octobre, nous avons appelé à la grève générale, dans le but d’amener les employeurs à respecter le protocole de l’accord sur les augmentations salariales », souligne-t-il. Cet accord a été signé entre les parties sociales le 29 juillet.

Interpellé sur la situation du secteur, pas très favorable à une augmentation, Kamel Saad a ajouté que « seuls les employés de tourisme ont été privés des augmentations annuelles décidées dans le cadre des négociations sociales, et je ne crois vraiment pas que la situation des autres secteurs, qui ont respecté leurs engagements, soit plus favorable. »

Et d’ajouter: « les hôteliers ont toujours bénéficié, durant le règne de l’ancien régime, d’avantages fiscaux et de facilités d’emprunt. Ils ont un peu trop l’habitude d’être assistés et c’est la raison pour laquelle ils conditionnent aujourd’hui, l’augmentation des salaires à une aide ou à un soutien de la part de l’Etat. Ce que nous jugeons totalement inconcevable ».

Kamel Saad nous a par ailleurs affirmé que cette grève ne sera pas la dernière si les employeurs campent sur leur position « les employeurs se disent favorables au principe de l’augmentation des salaires des agents du secteur, mais l’acceptation du principe ne signifie rien pour les salariés. Ils ont besoin du concret. Ils veulent voir leurs droits respectés. »

Toujours selon lui, la plupart des agents ont participé à cette grève, à Sousse, Monastir, Hammamet et Djerba… «Nous maintiendrons la pression jusqu’au bout, jusqu’à ce que nos revendications salariales soient satisfaites», a-t-il déclaré.

Il a, à ce titre, nié le fait que ces grèves soient manipulées par certains partis politiques:  « c’est une lutte purement syndicale, qui puise sa légitimité et ses décisions des bases ouvrières, nous ne prenons des instructions de personne ».

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here