Les médias passés au peigne fin

Quotidiens, chaînes de télévision et stations de radio sont minutieusement scrutés par les observateurs de la Commission européenne. A l’hôtel Sheraton, à Tunis, où est installée la mission d’observation électorale de l’UE, une équipe de neuf observateurs passe au crible quatre quotidiens, trois chaînes de télévisions et quatre stations de radio. Mesurer l’espace accordé à chaque candidat, chronométrer leur temps de parole, mais aussi analyser le ton employé par le journaliste et noter les thématiques sur lesquelles ils sont interviewés, telles sont les tâches quotidiennes de ces Tunisiens.
En août dernier, l’ISIE a annoncé vouloir assurer un contrôle rigoureux de la couverture médiatique des élections. “Techniquement, ce n’est pas possible de traiter tous les partis de manière équitable”, note Jocelyn Grange, analyste média. Avec quelque 1.570 listes et plus de 10.000 candidats, “l’élection du 23 octobre est un vrai laboratoire”, poursuit-il. “Dans notre rapport, nous tiendrons compte de ces contraintes”, assure cet ancien journaliste .
Outre les médias locaux, ces observateurs analysent depuis le 17 octobre les chaînes satellitaires, dont l’importance ne fait plus débat.

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