Rugby: un France-All Blacks sans surprise?

Rugby: un France-All Blacks sans surprise?

Une fois encore, la coupe du monde de rugby apporte son lot de surprises. Organisée tous les quatre ans, à l’instar de la populaire coupe du monde de football, cette nouvelle édition se joue en Nouvelle-Zélande, terre des Maoris. Dernière surprise en date: la qualification du XV de France en finale.

Comment une équipe proposant un rugby aussi pauvre peut-elle atteindre la finale de la coupe du monde ? La réponse, peu de monde la connaît, excepté peut-être le capitaine du XV gallois, Sam Warburton, expulsé à la 18ème minute à la suite d’un plaquage cathédrale sur le joueur français Vincent Clerc. En supériorité numérique pendant plus d’une heure, la France, acculée dans son camp, n’a de mérite que d’avoir su défendre corps et âme face à des Gallois généreux, mais peu récompensés pour leurs efforts, la faute à un jeu au pied défaillant et trop de pénalités manquées. A l’image de celle râtée par le Gallois Leigh Halfpenny dont les prochaines nuits seront probablement hantées par le spectre de cette pénalité passée sous la barre transversale à la 75ème minute.

C’est, face à une équipe Néo-Zélandaise au top de sa forme, que la France va devoir jouer dimanche 23 octobre. Aucune surprise, en revanche, quant à la qualification des All Blacks. Donnés grands favoris, ils ont assumé ce rôle, dimanche 18 octobre, en battant l’Australie (20-6) malgré l’absence de Dan Carter, qualifié de meilleur ouvreur du monde, et d’un Richie Mc Caw, véritable âme de cette équipe, diminué par une blessure au pied. Les Wallabies étaient tout simplement moins forts, dominés dans tous les compartiments du jeu, à commencer par la mêlée. Et lorsque les trois quarts All Blacks, à l’image d’Israel Dagg et Cory Jane (pour qui la coupe du monde n’empêche pas de passer quelques soirées arrosées et largement médiatisées) sont en état de grâce, que ce soit offensivement ou dans le combat défensif, la Nouvelle Zélande parait invincible.

Mais, une telle configuration n’a été possible, que grâce à la surprise irlandaise. Le XV du Trêfle a fait office d’élément perturbateur, en arrachant la victoire, face à l’Australie au premier tour. De quoi bouleverser le tableau final attendu, accouchant d’un haut du tableau « Hémisphère nord », type tournoi des 6 nations, opposant la France à l’Angleterre, et l’Irlande au Pays de Galles, tandis qu’en bas s’affrontaient les équipes du « Tri Nations », accompagnées par l’Argentine.
Cette configuration inattendue permit donc d’assister, en guise de demi finales, à deux véritables finales d’hémisphères, entre Français et Gallois d’un côté, et Néo zélandais et Australiens, de l’autre. Et malin fût celui qui s’aventura au jeu des pronostics, devenu un véritable casse tête, tant l’issue des matchs était incertaine au coup d’envoi.

La Nouvelle Zélande  aura donc l’occasion de vaincre le signe indien sur ses terres dimanche, face à une équipe de France donnée battue d’avance… mais qui n’a rien à perdre. Voilà qui constitue peut-être sa seule chance d’exister dimanche.
Le remake de la finale de 1987 consacrera probablement la meilleure équipe du monde, à moins qu’elle ne donne lieu à l’avènement de la plus grande surprise de l’histoire du rugby moderne. Car impossible n’est pas français…

Résultats des demi-finales :
France – Pays de Galles : 9-8
Nouvelle Zélande – Australie : 20-6

Match pour la troisième place (vendredi 21/10 à 9h heure tunisienne) :
Australie – Pays de Galles

Finale (dimanche 23/10 à 9h heure tunisienne) :
Nouvelle Zélande – France

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