Pas de coalition avant le 23 octobre pour le PDM

Pas de coalition avant le 23 octobre pour le PDM
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Le Pôle Démocratique Moderniste (PDM) a organisé le mercredi 19 octobre 2011, une conférence de presse sous le thème: « la Tunisie, le matin du 24 octobre 2011″. Lors de cette conférence, tenue à quelques jours de la date de l’élection du 23 octobre, Youssef Chahed, président du parti La voie du centre, membre du PDM, a souligné que «  le Pôle a des positions très claires: nous avons été les premiers à appeler à l’alliance dès le 31 mai 2011, nous avons essayé de solliciter tous les partis démocrates modernistes, mais, aujourd’hui, nous n’allons faire aucune alliance avant le 23 octobre. Après l’élection, nous serons ouverts à toute alliance avec toutes les forces démocratiques progressistes modernistes qui se reconnaitront dans nos valeurs et notamment dans la séparation du religieux et du politique ».

De son côté, Riadh Ben Fadhl, coordinateur général au pôle démocratique moderniste a regretté que leurs « appels répétés à l’alliance, depuis avril, n’aient pas trouvé d’ écho auprès de certains partis et notamment Ettakatol et le PDP qui voulaient faire cavalier seul. Ces forces-là assumeront leur choix  le matin du 24 octobre. Le pôle reste sur une dynamique unitaire qui fait parti de son ADN. Aujourd’hui, nous sommes face à des électeurs et des électrices à qui nous devons une transparence totale. Il est donc hors de question que nous rentrions dans des alliances à quelques jours des élections », faisant alors référence à l’appel du pied du PDP.

Une position réitérée par Mahmoud ben Romdhane, chargé du programme économique du PDM. « Si cette proposition [celle de l’alliance dès avril, ndlr] avait été acceptée, il est clair que cette alliance aurait été de très loin la première force du pays et les réseaux de l’ancien régime n’auraient pas été revivifiés. Le risque maintenant est de donner lieu à une bipolarisation absolument néfaste à la société tunisienne. Que nous le voulions ou pas, les forces démocratiques apparaitront, le 24 octobre, fragmentées. Le meilleur choix aurait été clairement l’alliance de toutes ces forces avant la tenue des élections ».

Un nouveau gouvernement consensuel formé de technocrates

En ce qui concerne la période post-électorale, le pôle appelle à la formation d’un nouveau gouvernement consensuel formé de technocrates, qui ferait son travail sous le contrôle direct de l’Assemblée nationale constituante. Cela éviterait, selon les représentants du pôle, à cette dernière d’être un lieu de luttes et de conflits stériles et lui permettrait de se consacrer pleinement à sa mission première, à savoir la rédaction de la constitution dans un délai maximum d’une année.

Violences

Les représentants du pôle, présents lors de cette conférence, ont, par ailleurs, fortement condamné « la campagne de dénigrement et de calomnies » qui cible les sympathisants et les militants du pôle dans plusieurs gouvernorats (Médenine, Tozeur, Sfax, Ben Arous…) et qui, selon eux, a pour objectif de nuire à l’image et au projet du pôle à quelques jours de l’élection.

« Nos militants et nos militantes ont été victimes d’intimidations, voire d’agressions physiques, ce qui est de nature à menacer le bon déroulement de la campagne électorale et de détourner une partie des citoyens de leur droit de vote le 23 octobre, a souligné Jounaidi Abdeljaoued, porte-parole du pôle. Nous porterons plainte contre toute personne portant atteinte à nos militants et à notre image, par quelque moyen que ce soit ».

 

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