Y a-t-il encore des mosquées qui échappent au contrôle de l’Etat?

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Pour faire face à la montée de l’extrémisme religieux et la radicalisation des jeunes, il faut que les mosquées qui ne sont pas encore sous contrôle le soient dorénavant, a souligné le ministre des Affaires religieuses, Ahmed Adhoum, lors  de son audition au Parlement, à propos du projet du budget de son ministère. 

Il a également ajouté que le ministère ne tolère pas la moindre faille quant au discours religieux quand il ne respecte pas les normes de la neutralité. Le ministre des Affaires religieuses dit avoir  découvert que nombre d’imams diplômés de l’université, lors de leurs discours, présentent des lacunes en théologie.

La cloche a sonné, le ton est monté d’un cran.  Hassouna Nasfi, député du bloc Machrou3 Tounes a déclaré: « Nous sommes plus que sûrs que certains imams sont impliqués dans la radicalisation de nos jeunes et leur envoi dans les zones de conflits. Il se trouve que ces imams sont encore présents dans nos mosquées. »

Ali Ghorbal, chercheur enseignant et imam à la mosquée d’Ennasr, rappelle qu’après le 14 janvier 3000 mosquées ont été prises de force par des imposteurs qui se sont auto-proclamés imams profitant ainsi du laxisme des autorités et du vide politique. « Ces mêmes personnes, qui étaient déjà dans des prisons étrangères, en Espagne, en Allemagne, pour des faits de terrorisme ont été  expulsées de ces pays et transférées dans les prisons tunisiennes. Alors que  d’autres, véhiculant déjà l’apologie du wahhabisme, sont devenus des muezzins,  des imams, mais plus grave encore, des fonctionnaires au ministère des Affaires religieuses », conclut M. Ghorbal.

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Publié le 28/11/2017 à 21:37

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