La Turquie souhaiterait renforcer ses relations avec les pays maghrébins

Turquie d'Erdogan

Parmi les thèmes abordés lors d’une rencontre entre le Senior Advisor to the Prime Minister, Mehmet Akarca et les journalistes du Maghreb ( Tunisie-Maroc-Algérie), au siège du Premier ministère, figurent le rapprochement de la Turquie avec la Russie, les relations tendues entre Ankara et les Etats-Unis ainsi les relations entre la Turquie et les pays du Maghreb.

Le premier volet de la rencontre a porté sur le rapprochement de la Turquie avec la Russie qui, selon Mehmet Akarca, a été plus que jamais renforcé après le putsch manqué des militaires turcs le 15 juillet 2016.Il précise  dans ce contexte: « Notre vision est commune, à savoir la stabilité dans la région ».

Tout comme il a également rappelé que les relations avec les Etats-Unis ne sont pas au beau fixe. Pour cause: la coopération américaine avec les Kurdes de Syrie, l’extradition réclamée de l’imam Fethullah Gülen, considéré comme étant l’instigateur du coup d’Etat raté du 15 juillet 2016… entre autres dossiers sur lesquels s’opposent les deux pays. 

Notons que dans la même journée, une délégation américaine était en visite en Turquie pour mettre un terme à la guerre des visas, provoquée par la suspension de leurs services des visas respectifs, suite à l’arrestation pour « espionnage »d’un employé turc de l’ambassade américaine d’Istanbul accusé par la justice turque d’être lié au prédicateur exilé aux USA Fethullah Gülen.

Par ailleurs, sur un autre volet, les négociations d’adhésion de la Turquie à l’Union européenne, commencées en octobre 2005,  sont encore au point mort.

Qu’en est-il des relations avec la Tunisie, l’Algérie et le Maroc?

“Ce sont des acquis qui ont été consolidés avec le temps. Tout comme nous ambitionnons de renforcer ces liens qui nous unissent. Vous savez le peuple turc apprécie la Tunisie, le Maroc et l’Algérie et vice-versa. D’ailleurs, les relations bilatérales avec chacun de ces pays sont excellentes et qui seront sûrement renforcées”, a-t-il conclu.

Par ailleurs, Ankara est déterminée à maintenir une croissance en hausse pour redonner des couleurs à son tourisme qui représente 5% du PIB. En 2018, les exportations devraient atteindre 169 milliards de dollars, selon les dernières prévisions.

Parmi les conclusions de cette rencontre, il y a nécessité d’atteindre la stabilité dans la région à travers la résolution des crises persistantes. Des enjeux politiques de taille qu’Ankara devra affronter.

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Publié le 17/10/2017 à 08:56

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