Béji Caïd Essebsi : « Sans le FMI, le pays n’aurait pas pu tenir »

BCE

Le président de la République Béji Caïd Essebsi était l’invité de la chaîne Al Watania 1 pour une émission spéciale de 60 minutes.


Au menu:  la réconciliation administrative, le dossier libyen, la lutte contre la corruption, le volet économique, les municipales et la lutte contre le terrorisme. Retour sur les principaux points évoqués lors de l’intervention du Chef de l’Etat en début de soirée du  lundi 18 septembre.

Le premier volet a porté sur les élections municipales. Béji Caïd Essebsi a indiqué que les élections sont essentielles et font partie du processus démocratique. Il précise: « Or le processus démocratique est loin d’être facile et nous n’en sommes qu’au début. Cela dit, les enjeux sont de taille. Il va falloir élire un président et deux membres de l’ISIE. Je pense que dans la journée de mercredi, aura lieu l’élection de ces trois membres. »

« La lutte contre le terrorisme se poursuit », affirme BCE, tout en ajoutant: « La Tunisie a réussi les plus importantes batailles contre le terrorisme, même si la menace existe encore. »

Interpellé sur le remaniement ministériel, le Président de la République a souligné que la décision revient au Chef du gouvernement quant à la nouvelle composition ministérielle et ne fait pas partie des prérogatives du Chef de l’Etat, comme le prévoit la Constitution tunisienne.

Sur le plan économique, le président de la République a souligné que le gouvernement a mis en place une feuille de route visant à améliorer la situation économique du pays, et ce, à travers des réformes. Il ajoute: « Ceux qui disent que nous suivons les instructions du FMI se trompent sur toute la ligne. Sans le FMI, le pays n’aurait pas pu tenir. C’est la Tunisie qui a sollicité l’appui du FMI.« 

S’agissant de l’adoption de la loi sur la réconciliation administrative, le Président de la République a reproché à certains députés de l’opposition leur réaction le jour du vote.

Interrogé sur ses relations avec le leader du mouvement Ennahdha, le Président de la République a rappelé qu’il s’agit plutôt d’une « cohabitation pour l’intérêt national ».  « Il s’agit d’une expérience réussie avec des résultats positifs », a-t-il précisé.

« BCE va-t-il se présenter aux élections présidentielles de 2019? ». A cette question, le Président de la République a répondu que la décision dépendait de son état de santé.

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Publié le 18/09/2017 à 22:04

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